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Ecole Stephen Griffiths

Quelle exploration périlleuse ! Nous devons nous rendre à Nichitsu, une ville minière abandonnée depuis les années 80 se trouvant dans la préfecture de Saitama, un endroit totalement paumé dans la montagne. A l’époque, la ville était peuplée de 3000 habitants, aujourd’hui il n’y a plus personne à part une partie de la mine encore en activité. Nous roulons à toute allure dans les petites routes montagneuses car la nuit tombe dans peu de temps et nous devons faire de la route ce soir pour rejoindre une étape plus lointaine. Notre GPS a la migraine et n’arrive pas à trouver la route unique desservant la ville abandonnée, c’est toujours dans ces moments là que rien ne va. Nous sommes à 10 kilomètres de notre destination et la route que nous devons prendre est barrée, notre exploration est compromise. Arrêtés au bord de la route, nous investissons dans du hors forfait pour consulter Google Maps, notre éternel joker. On repère une autre route, la véritable, le GPS de la voiture n’avait aucune volonté de nous emmener à destination. Il faut maintenant 40 minutes pour revenir sur nos pas et rejoindre la bonne route, l’exploration va devoir se faire en courant.




Nous devons faire un choix stratégique car nous avons eu comme information que la ville regorge d’endroits abandonnés exceptionnels, comme une clinique, une poste, un cinéma et deux écoles sans compter des maisons qui appartenaient à l’époque aux ouvriers de la mine. Avec le peu de temps dont nous disposons, on va devoir choisir un seul lieu, ça tombe bien, comme coordonnées GPS exactes nous n’avons que l’école principale, nous n’aurons pas le temps de chercher ailleurs, ça va être frustrant de passer à côté d’autant de choses.

La route est sinueuse, on redoute à chaque virage de croiser un camion de la mine, il n’y a pas la place pour deux véhicules. Nous traversons des tunnels très étroits dans une totale obscurité, pleins phares et klaxons répétés pour annoncer notre arrivée, le trajet comporte sa dose d’adrénaline. Un œil sur le ravin et l’autre sur l’heure, je redoute de ne pouvoir faire aucune photo au vu de la luminosité disparaissant au fil des kilomètres. Les amortisseurs sont en souffrance, la route est dans un état catastrophique étant donné qu’elle est utilisée principalement par les camions de la mine. Tel Vin Diesel, je déboule dans la ville abandonnée en snobant toutes les maisons à l’abandon pour se concentrer sur notre seul objectif, l’école principale.

Nous passons devant la mine devant laquelle il y a quelques véhicules garés, j’espère que notre présence ne va pas attirer leur attention car il y a peu de doute sur la raison de notre venue. La passerelle métallique menant à l’école est condamnée, nous devons passer à côté de l’entrée de la mine pour nous faufiler dans le domaine. Une voiture passe au même moment, jouons les touristes venus voir de loin la mine en activité. Du doigt, je contemple faussement le lieu, la voiture ralentit et un homme nous salue pour continuer sa route, nous n’avons plus de temps à perdre, on se précipite à l’intérieur. Visuellement le lieu est inquiétant, son état ne laisse aucun doute sur un effondrement dans un futur proche. Dans l’école, le plancher en bois est défoncé, gonflé par l’humidité. On ne pourra pas passer par là, on continue à faire le tour de l’école et nous passons par une entrée plus accueillante. Stressés par la nuit nous menaçant de ne plus pouvoir faire de photos, on commence à immortaliser les couloirs et les divers objets que nous trouvons, comme des pianos, des tableaux, des cahiers, il y a encore pas mal de choses à l’intérieur. Après 20 minutes, nous ressortons déjà pour photographier l’extérieur et tentons d’aller dans le reste la ville pour voir s’il y a moyen de voir autre chose. Une course contre la montre.

Nous nous dirigeons vers l’ancienne clinique en traversant une rivière, sautant cailloux sur cailloux car la passerelle d’accès est condamnée. Nous découvrons que l’endroit se trouve dans un état catastrophique, il est impossible de rentrer à l’intérieur tellement le lieu est fragile et dangereux. Il n’y a même plus de sol, on va oublier notre curiosité et continuer notre chemin vers le théâtre. Un endroit tout aussi dangereux que je m’apprête à photographier quand je me rends compte que j’ai oublié mon sac avec mes affaires dans l’école. Je laisse Marie assurer le théâtre pour rejoindre en courant l’école avec ma lampe torche dans la main. Une exploration qui me permet d’éliminer un maximum de calories. Avec nos trentaines de photos, nous pouvons quitter Nichitsu en étant satisfaits de notre performance sportive et artistique.




 

 

 

 

 

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  • Romain Morato Le Petit

    L’endoit est magnifique en tous cas ! Fantomatique à souhait… Belle explo ; )