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Manoir Edgar Boulai

Posted on 0 6 m read

Il y a des injustices qui ne s’oublient pas… qui ne peuvent pas s’oublier. Ce manoir abandonné est le résultat d’une vengeance mortelle, d’un enfant écorché vif qui a eu sa vie brisée après avoir été condamné sans preuve. Émilien était jusqu’à sa condamnation un enfant sans histoire, à l’existence paisible. Sans cesse, chaque jour, les mêmes mots, les mêmes interrogations, « Pourquoi moi ? » « Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir mérité ça ? ». Les nombreuses séances chez le psychologue n’avaient rien changé, vingt années sont passées, Émilien a maintenant vingt-huit ans et son désir de vengeance ne l’a jamais quitté.

 

Il n’a qu’une seule obsession, se retrouver face à l’homme qui l’a détruit, son professeur de CE1. Son quotidien était un cycle infernal, enfermé chez lui, vivant des minimas sociaux, il n’avait qu’un seul rituel, écrire sur ses nombreux carnets différents scénarios pour exécuter son ancien professeur, Monsieur Renoux.

 

A la retraite depuis quelques années maintenant, cet ancien maître d’école vivait dans un manoir situé en Charente-Maritime, un endroit reculé, perdu en pleine campagne tout au bout d’un chemin en terre battue. Avec sa femme, il avait passé toute une vie à bâtir ce charmant manoir, une vie de sacrifice. De son côté, il avait oublié Émilien depuis longtemps, le mal dont il avait été coupable lui était sorti totalement de la tête comme si cet événement ne s’était jamais déroulé.

 

Ce 10 août 1997, rien n’aurait pu chambouler cette journée qui s’annonçait aussi banale que les autres. Yvonne, la femme de Monsieur Renoux, était dans le potager à récolter ses tomates pendant que son mari, assis confortablement dans le salon, était en train de lire un livre.

 

Émilien, caché dans la grange du domaine, attendait impatiemment de voir passer Yvonne devant lui pour l’agresser. Muni d’une hache, les mains moites, il avait enfin ce courage qu’il attendait depuis si longtemps afin de mettre en exécution son plan.

 

Son panier de tomates en main, la vieille femme était en train de vivre ses derniers instants. Sous une chaleur écrasante, elle s’avançait vers la fin de son existence. L’arme blanche brandit, son crane fut percuté violemment par la hache, elle s’écroula à terre. Émilien traîna le corps ensanglanté dans la grange pour pénétrer le cadavre à l’aide du manche de son arme. Il était déchaîné, rien ne pouvait l’arrêter. 

 

Monsieur Renoux, loin de s’imaginer la scène de terreur, continua tranquillement la lecture de son livre. Il sauta en sursaut lorsque la vitre du salon se brisa en mille morceaux, une grosse pierre avait été jetée. Paniqué, il jeta un œil dans le jardin et découvrit un homme muni d’une hache en train de le regarder en souriant. Précipitamment, il ferma à clé la porte d’entrée et se jeta sur son téléphone mais la ligne avait été coupée. Trop tard, Émilien était rentré chez lui et l’assomma avec le manche de la hache.

 

Attaché au radiateur, Monsieur Renoux reprit conscience quelques minutes plus tard et fit face à son agresseur. En pleurs, il lui demanda de prendre tous les objets de valeur en lui indiquant où ils se trouvaient.

 

– Je m’en fous de ton pognon, je m’en fous de tes bijoux, tu me reconnais pas connard ?

– Non… Qui êtes vous ?

– Qui je suis ? Mais comment tu oses ? Comment tu oses me demander ça ? Tu as ruiné ma vie et tu prétends en plus m’avoir oublié ?

– Vous faites erreur, vous vous trompez de personne !

– Ah bon, tu n’es pas Monsieur Renoux, ancien professeur de l’école Marie Curie ?

– Si c’est moi..

– Ben alors, t’as Alzheimer le vieux ? Tu te fous de ma gueule ?

– Qui vous êtes ?

– Émilien

– Émilien ?  

– Putain rappelle toi, j’étais ton élève en CE1, en 1977 !

– Oui peut être et alors ?

– ET ALORS ? ET ALORS ? NE ME DIS PAS QUE TU AS OUBLIE ?

– Mais dites moi, je ne vois pas de quoi vous parlez ?

– 17 octobre 1977, c’était un lundi, le jour où tu m’as condamné injustement !

– Mais de quelle condamnation parlez-vous bon sang ?

– Le morceau de gomme que vous avez reçu sur votre tête, c’était pas moi qui l’a lancé, c’était Moussa et vous le savez bien, vous avez juste voulu me punir moi.

– Hein ?

– Debout, face contre le mur avec les mains derrière le dos pendant dix minutes pour me punir tu l’as oublié ça ? Tu as oublié l’humiliation que tu m’as fait subir ? Hein ? Non tu vas pas me dire que tu as oublié.

– Vous êtes pas bien vous.

– C’était Moussa, il a voulu faire rire la classe en lançant ce bout de gomme et c’est moi que vous avez désigné comme coupable, vous êtes ignoble.

– J’ai pu me tromper, je m’en excuse alors ! Pitié détachez moi !

– C’est trop tard, tu as ruiné ma vie.

– C’est la faute à Moussa, c’est avec lui qu’il faut que vous régliez votre compte !

– Et tu crois que je ne l’ai pas cherché depuis tout ce temps, j’ai perdu sa trace.

 

En effet Émilien avait passé des années à essayer de retrouver Moussa pour s’expliquer avec lui mais il avait disparu de la circulation, lui ainsi que sa famille avaient déménagé du jour au lendemain. Son ancien camarade d’origine sénégalaise l’avait laissé face à son destin meurtri, gardant pour lui ce terrible secret du bout de gomme. Émilien avait depuis nourri une haine envers l’homme noir, n’hésitant pas du haut de son appartement, caché derrière sa vitre, à envoyer des bouts de gomme envers les noirs, un racisme exacerbé. Chaque homme noir était un Moussa potentiel pour Émilien. 

 

Face à ces explications, l’ancien professeur se retrouva totalement désordonné. Le vieil homme fut traîné dans son jardin pour être coincé au niveau du buste dans un trou fraîchement creusé. Armé de milliers de bouts de gomme, Émilien entama une longue lapidation. Cela dura des jours et des jours, les bouts de gomme furent envoyés sur le pauvre homme en discontinu, il n’avait même plus la force de hurler. Une lapidation si longue qu’il finit par mourir de faim et de soif.

 

Avant de se suicider, Émilien écrit une longue lettre d’explication qu’il laissa accrochée sur la porte du manoir. Allongé par terre, il avala de gros morceaux de gomme jusqu’à s’étouffer mortellement.

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