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Maison Romain Dupuy

Mais pourquoi diable j’ai accepté de trimbaler cette conne avec moi pour cette exploration. Trop con, trop bon ou inversement. Je ne réponds généralement jamais aux journalistes souhaitant m’accompagner sur un lieu abandonné pour tourner un reportage plan plan en me filmant de dos, trépied à la main, me faisant passer pour un hurluberlu du dimanche se perdant dans des friches. Le reportage vu et revu et trop revu aux phrases d’illustrations convenues et aseptisées. Pourquoi j’ai répondu oui à cette fameuse Cécile, pourquoi j’ai répondu à son mail écrit en plus à l’écriture inclusive « Bonjour je cherche un.e explorateur.rice que je pourrais suivre lors d’une exploration dans le cadre d’un reportage… », ça aurait pu déjà être un signal d’alerte, même pas. Je déteste autant cette écriture hideuse que ceux qui l’utilisent mais va savoir pourquoi, j’ai accepté de lire ce texte truffé de points inclusifs. Cécile souhaite me suivre pour faire un reportage dans le cadre d’un site web dit progressif type Konbini et AJ+ français, les qataris donneurs de leçons. Mettant cela sur le goût du défi et de la rencontre insolite, j’accepte.

 

On se donne rendez-vous dans une petite ville française qu’on pourrait croire totalement à l’abandon. Cette fameuse Cécile ne ressemble pas à la photo que j’ai pu trouver sur son profil Facebook, toujours se méfier des photos en noir et blanc, ça cache toujours quelque chose, ce n’est jamais pour l’attrait artistique mais plus pour camoufler une certaine laideur. Et cette laideur, elle baigne dedans, j’ai peur de m’en approcher et de me noyer dedans. Sa peau grasse boutonneuse me refait vivre mes années collège.

 

Je m’avance vers elle fébrilement pour lui faire la bise lorsqu’elle recule net pour me tendre la main, avant de se présenter, elle me fit déjà une leçon féministe pour dire que ça ne se fait pas, qu’on ne se connait pas et que cela se demande avant. La journée sera longue. Niveau discrétion c’est pas le top, elle porte un tee-shirt rouge vif arborant la faucille et le marteau, bordel de merde, je me traîne une communiste, c’est mon jour de malchance. Et dire que j’ai laissé mon tee-shirt « Éric Zemmour » à la maison, une occasion manquée.

 

En marche vers une maison abandonnée, située non loin de là, elle n’est qu’à une centaine de mètres mais à côté d’elle, j’ai l’impression de parcourir le Mont Everest. Des questions déblatérées sans intérêt, comme je pouvais le redouter. La prétendue journaliste me dit avec un ton limite accusatoire que l’urbex c’est une pratique de blancs. Je lui demande un peu hébété pourquoi cela et elle me répond avoir scruté pendant des heures le profil de plusieurs explorateurs et avoir constaté que c’était toujours des blancs et que cela la mettait mal à l’aise. En lui répondant un « Et alors ? » elle me regarda fixement dans les yeux avec l’envie peut être de couper les couilles au mâle blanc que je suis. Le préambule de notre rencontre s’avère des plus catastrophiques. Cécile reste dans son délire de blanc et tente de comprendre pourquoi cela n’attire que cette « race » d’après ses mots. Elle reste focalisée là dessus. Cette pauvre conne est aussi blanche qu’un rouleau de PQ triple épaisseur, un peu de merde étalé sur son visage la rendrait moins honteuse.

 

On arrive enfin devant la maison abandonnée, la porte d’entrée est grande ouverte, nous rentrons dans un véritable capharnaüm digne du syndrome de Diogène. Mon trépied posé, l’appareil photo en place, je la vois m’observer avec dédain, j’ai l’impression que je la dégoûte. Avec sa voix de grande connasse, elle me demande « Mais je comprends vraiment pas comment vous pouvez aimer ce type de lieu, c’est sale et ça pue », l’envie de lui répondre un bon « Ferme ta gueule » me titille un peu mais j’ai trop peur qu’elle ponde dans la minute un thread sur Twitter avec le hashtag balancetonporc. Toute féministe hystérique qu’elle est, je prends soin de ne jamais la regarder dans les yeux pour ne pas lui donner l’illusion d’un harcèlement sexuel. Pas de risque, c’est pas le genre de ma bite de traîner dans ce type d’endroits et je ne peux pas lui en vouloir.

 

Je la laisse fouiller le bordel du rez-de-chaussée pendant que je photographie l’étage. A genoux devant un lit prenant l’humidité, je sursaute lorsque je l’entends hurler à plusieurs reprises. Elle scande mon nom en m’implorant de la rejoindre. Une mauvaise rencontre ? Je me précipite dans les escaliers et la retrouve totalement paniquée, en sueur, elle m’annonce avoir trouvé plusieurs tracts du Front National, que nous sommes dans une maison de facho. Tout ça pour ça. Elle m’attend dehors le temps que je finisse mes photos, refusant catégoriquement de rentrer de nouveau à l’intérieur, la peste rouge se tient à l’écart. En sortant, elle me demande si je signale tous les lieux abandonnés à des associations d’accueil de migrants pour mettre à disposition ce type d’endroits, pour créer des squats. Je lui réponds un non catégorique qui mit fin à notre collaboration d’un jour, Cécile préférant couper court à nos échanges et partir sans se retourner.

 

Quelques jours plus tard, elle m’envoie par mail son article au titre évocateur « L’Urbex, une pratique de blancs fachos ». Tout au long de sa diarrhée verbale, elle me décrit comme une personne perpétuant les pratiques patriarcales en ayant eu ce geste déplacé d’avoir voulu lui faire la bise. Dans son argumentation, elle déplora que je n’ai pas quitté cette maison lorsque j’ai appris l’existence de ces tracts du parti du Front National, que je cautionne et rends hommage par la même occasion à un militant « facho ». Pour finir, la boutonneuse expliqua que je suis contre l’accueil des réfugiés en refusant de contribuer à l’existence de squats. Cette salope ira jusqu’à illustrer son article avec une photo qu’elle a prise de moi, le bras levé lui montrant la maison abandonnée, une photo bien recadrée pour que l’on me voit juste le bras levé. En plus, je porte la moustache, ce qui n’est pas pour me rendre honneur dans cette illustration. Les journalistes c’est fini, Cécile, sale bolchevique je t’emmerde, fous-toi ta faucille et ton marteau dans le cul.

Nous ne communiquons pas l’adresse de ce lieu pour des raisons évidentes de sécurité et n’encourageons pas à l’explorer par vos propres moyens. De nombreux cas d’accidents graves et mortels sont à déplorer dans les lieux abandonnés, merci de consulter cette page d’information : urbexsession.com/lieux-desaffectes-danger. Abstenez vous de nous demander l’adresse par message privé ou dans les commentaires, il n’y aura aucune réponse de notre part, merci de votre compréhension. Lors de cette exploration, aucune dégradation ni infraction a été commise pour pénétrer dans ce lieu. Nous n’avons aucune information sur les éventuels propriétaires. Si vous êtes propriétaire de cet endroit et que la publication photographique sur ce site vous gêne, nous procéderons à sa suppression sur simple demande via notre page contact.



Offrez-vous un tirage limité collector d’une des photos de ce reportage à cette adresse : https://marie-et-raphael.com


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