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Hôpital Bruno Cholet

Posted on 0 4 m read

La verrue, c’est comme ça qu’on surnomme ici cet hôpital abandonné. L’édifice imposant trône au beau milieu de la ville comme une carcasse de béton trop encombrante. Son histoire est atypique, les nombreux articles que j’ai pu lire sur cet hôpital m’ont totalement sidéré. Désaffecté dans les années 90, sans reconversion, il a été longtemps laissé à l’abandon jusqu’à ce qu’il soit cédé pour un euro symbolique à un mystérieux promoteur pakistanais s’engageant à réhabiliter les lieux, avec comme obligation de préserver la totalité du bâtiment, un défi coûteux pour cet endroit fragilisé par des années d’égarement.



Le promoteur avait l’idée de créer un véritable pôle d’attractivité au sein de cette structure en combinant une multitude d’activités différentes. Une bonne idée de base pour redynamiser un quartier oublié mais qui se transforma aussitôt en cauchemar pour la ville. Pourquoi un cauchemar ? A cause des choix plutôt étonnants du promoteur qui n’installa pas des activités on va dire conventionnelles.



Outre l’association venant en aide aux réfugiés climatiques habitant Dunkerque qui occupait une ancienne chambre reconvertie en bureau, ce furent les autres activités qui enfantèrent une mauvaise réputation au bâtiment réhabilité.



L’entièreté du sous-sol était devenu un centre d’amaigrissement aux méthodes des plus douteuses. La méthode vendue comme miracle pour perdre du poids rapidement était scandaleuse au minima. Les candidats en surpoids se retrouvaient attachés sur des chaises inconfortables à regarder des documentaires sur la Shoah, sur des attentats, sur le 11 Septembre, des vieux meetings de Lionel Jospin et bien d’autres vidéos pour leur couper radicalement l’appétit. Des images atroces à outrance qui avaient un effet immédiat sur les obèses. Ceux pour qui la faim était encore présente étaient désignés du doigt et agressés verbalement d’antisémites et autres jurons pour leur insensibilité face aux images diffusées. La balance, le verdict de la balance primait sur tout. Pour ceux qui n’avaient pas atteints leurs objectifs, la méthode barbare, certains eurent un de leurs membres amputés, une jambe ou un bras, pour diminuer en quelques minutes le chiffre de la pesée. Horrible.



Effectivement une telle méthode fonctionna, une part non négligeable arrêtèrent de manger, sans appétit après avoir visionné tant d’atrocités. L’effet négatif c’est que ces mêmes personnes tombèrent dans une déprime profonde, si profonde qu’elle poussait au suicide. Le jardin de l’hôpital s’était improvisé en vaste cimetière, illégal bien sur.



Dans ce décor macabre faisant office de musée des horreurs, au dernier étage, un vaste salon de massage pratiqué par des employés aux mains amputées, certainement des atrophiés venant du centre d’amaigrissement situé au sous-sol. Le pire c’est que ce salon affichait constamment complet, le massage aux moignons devait probablement avoir des effets inattendus.



C’est une lettre anonyme qui mit fin à cette mascarade gerbante. La personne témoignait être un ancien client ayant découvert la face sombre de l’ancien hôpital. Elle dénonça le détournement du salon de massage comme moyen de prostitution. La nuit, les massages étaient plus profonds, trop profonds. Pris en flagrant délit en pleine perquisition, les policiers découvrirent une scène scabreuse. Un vieillard, nu comme un ver, en train de se faire fister par un homme à l’avant bras amputé, encore cette obsession du moignon. On avait dit pas de bras, pas de chocolat.



Lors de mon exploration, plusieurs années après la fermeture définitive de l’établissement à polémique, la verrue est encore présente, insolente de son passé, elle résiste encore aux affres du temps. Comme une provocation involontaire vis à vis des obèses ayant péri ici, je m’avance habillé d’un sweat shirt au couleur de la fameuse pâte à tartiner, du blanc, du rouge, je suis un pot de Nutella ambulant. Sur mes gardes, je m’attends à croiser à tout moment un acrotomophile, vu l’historique du lieu, je préfère avancer prudemment.



Une fenêtre non verrouillée, pas farouche, je pénètre à l’intérieur et déambule dans cette friche à la peinture décrépie. Il ne reste pas grand chose à l’intérieur, seuls les longs couloirs à la colorimétrie intéressante divertissent un peu mon appareil photo.

Nous ne communiquons pas l’adresse de ce lieu pour des raisons évidentes de sécurité et n’encourageons pas à l’explorer par vos propres moyens. De nombreux cas d’accidents graves et mortels sont à déplorer dans les lieux abandonnés, merci de consulter cette page d’information : urbexsession.com/lieux-desaffectes-danger. Abstenez vous de nous demander l’adresse par message privé ou dans les commentaires, il n’y aura aucune réponse de notre part, merci de votre compréhension. Lors de cette exploration, aucune dégradation ni infraction a été commise pour pénétrer dans ce lieu. Nous n’avons aucune information sur les éventuels propriétaires. Si vous êtes propriétaire de cet endroit et que la publication photographique sur ce site vous gêne, nous procéderons à sa suppression sur simple demande via notre page contact.



Offrez-vous un tirage limité collector d’une des photos de ce reportage à cette adresse : https://marie-et-raphael.com


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