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Château Simone Cambou

Ce château abandonné, je l’ai connu à travers de nombreuses vidéos de chasseurs de fantôme, sa réputation de lieu hanté lui crée immédiatement une aura particulière. De ce que j’ai pu lire et voir, les mouvements surnaturels se manifestent la nuit et non le jour, je devrais donc, en cette fin d’après-midi, avoir droit à une exploration sans perturbation angoissante.


Le château a été malheureusement victime de plusieurs incendies, sa toiture totalement carbonisée témoigne de la violence des flammes. Malgré son sale état, l’endroit est encore très photogénique, un vrai plaisir à immortaliser. A l’intérieur, un piano fait de la résistance, fier, au milieu d’une pièce en bordel. Outre le désordre massif, rien de bien intéressant au rez-de-chaussée, je m’aventure aux étages à l’odeur de fumée prononcée. Prudent, j’avance sur ce sol en souffrance et capte quelques plans sympas à prendre en photo dont ce billard cramé, sans trop de peine, j’ai toujours eu du mal à magner les queues et à pointer les boules. La luminosité se faisant rare, je décide de quitter le château et de mettre fin à cette exploration.


A quelques kilomètres d’ici, assis à la table d’une cafétéria Flunch, je repense aux légendes paranormales nocturnes du château et me dis que ça serait tout de même intéressant d’y jeter un coup d’œil furtif pour vérifier si cela est vrai ou comme d’habitude une mascarade risible. Pour l’instant l’heure est à la concentration, ça fait déjà dix minutes que j’attends que le bac de frites soit à nouveau rempli. La bataille s’annonce sévère, je suis loin d’être le seul à snober les haricots verts et la purée, les frites comme but commun. Des gros, des gosses, des pauvres, des gosses pauvres et gros, il y a un peu de tout qui attendent avec l’assiette vide. On se regarde tous en chiens de faïence, ça va être violent. Stratégiquement, certains ont avancé leurs tables pour être au plus près des frites, les pauvres ont de la stratégie, on ne peut pas leur enlever ça. Après je dis pauvre, j’en sais rien, je me permets juste de juger sur les fringues de merde et sur l’hygiène douteuse. T’as même une bande portant des chasubles jaunes, des gilets jaunes, des vrais. Ils ne pouvaient pas rester sur leurs ronds-points, au moins le temps que je me serve des frites. Quand je me remémore les vidéos des prolos à Intermarché qui se bagarraient pour du Nutella en promotion, je commence à prendre conscience du danger. Et dire qu’il suffirait que Macron distribue des paquets de frites surgelées gratuits à ces gens pour mettre un terme à cette crise. Une vieille femme que j’imagine rrom vient me quémander de l’argent, altruiste quand je serais mort, je lui signale que je n’ai rien à lui donner. Insistante en me souriant avec ses dents dorées, elle me tend de nouveau sa main, comédien dans l’âme, je fais semblant de fouiller mes poches pour lui dire que je ne trouve rien. A ce moment-là, je m’aperçois que cette conne m’a fait rater la course aux frites, la bataille a déjà commencé. Des enfants écrasés pleurent dans l’indifférence générale, ça se bouscule violemment, en meute les gens se servent avec leurs mains déclenchant l’hystérie générale. Je n’ai pas eu le temps de m’approcher que le bac est de nouveau vide, les autres ont déjà l’assiette vide, prêts à combattre une nouvelle fois, je déclare forfait et décide de quitter la cafétéria pour rejoindre le château.


Dans l’obscurité la plus totale, devant le château, l’ambiance est tout autre. Lampe torche à la main, je pénètre de nouveau à l’intérieur en ayant à l’esprit de voir une apparition surnaturelle à tout moment. J’avance avec prudence en direction des escaliers. Le craquèlement du bois raisonne dans tout le château. Chaque pièce que j’illumine est à chaque fois un moment de pression. Dans l’une des anciennes chambres, ma lumière surprend une femme au teint cadavérique habillée avec des vêtements d’autrefois, j’hallucine et me précipite à l’extérieur du bâtiment. Et moi qui me foutais jusqu’à présent de la gueule des chasseurs de fantôme, c’est bien moi le con. Je n’en reviens pas, j’ai du mal à réaliser ce que je viens de voir, c’est peut-être le fantôme d’une ancienne habitante du château. Pris par l’adrénaline, je décide dans une inconscience incompréhensible de remonter voir si le fantôme est toujours présent. La femme est encore là et caresse ses longs cheveux blonds en me regardant avec un grand sourire. Elle s’allonge au sol et remonte sa robe en écartant les jambes, je ne pensais pas les fantômes aussi chauds. Sa main frottant son sexe poilu m’invite à la rejoindre, baiser avec un fantôme ça doit être une sacrée expérience. De base son aspect n’est pas très excitant, son teint cadavérique et sa maigreur ne sont pas propices à me rendre dur. Je la touche, elle est comme une personne vivante, authentique, ça se réchauffe, ça mouille, les sensations sont exactement les mêmes. Après un moment d’échange que je ne préfère pas décrire pour préserver les plus chastes de mes lecteurs, le fantôme s’éloigne de moi et disparaît dans l’obscurité au fond du couloir. J’ai fécondé le surnaturel.


Sonné par ce qu’il vient de se passer, je quitte le domaine en croisant dans le quartier un vieil homme en pyjama promenant son chien. Me voyant sortir du château, il vient m’accoster pour me demander si j’ai croisé la folle nymphomane anémique. Putain ce n’était pas un fantôme. Il me dit que cette femme est un dépotoir à sperme et que même s’il serait en âge de bander, il ne baiserait pas avec par peur de choper une maladie. Le vieux s’épanche sur sa vie pour me dire qu’il ne bande plus depuis très longtemps et que cela le chagrine beaucoup, il me prend la main pour me dire que ça reste toujours mou. En guise de démonstration, il n’hésite pas à diriger ma main au niveau de ses parties génitales en me disant « C’est mou c’est mou », bordel ce vieux pervers bande et la tâche qui se dessine à travers son pyjama atteste de sa précocité ou de son incontinence, je suis dégoûté. Je m’enfuis d’ici en quatrième vitesse pour rejoindre l’hôtel le plus proche et de me décontaminer sous la douche.


Sur une route de campagne, en plein virage, je découvre une femme portant une longue robe blanche faisant du stop, putain c’est sans aucun doute la dame blanche. Je freine et la vois se diriger vers ma voiture, elle ouvre la porte et monte sans me dire un mot. Je conduis dans un silence pesant, je ne sais pas ce qu’elle veut, je suis tétanisé. Au fil des kilomètres, sa main gauche caresse ma cuisse jusqu’à remonter délicatement sur la partie supérieure. La braguette descendue, je me laisse faire tout en conduisant, c’est surnaturel ce qui se passe. Tout d’un coup, elle pousse un énorme hurlement à l’approche d’un virage, je freine brusquement. Énervée elle me dit en criant que je devais prévenir que j’allais éjaculer, elle me demande trente euros. Bordel de merde, la dame blanche c’est une pute en fait. Trop d’émotion dans la soirée, je décide, après l’avoir déposée au bord de la route, de m’éloigner un peu plus loin pour dormir dans ma voiture par peur de poursuivre une soirée un peu trop surnaturelle.

Nous ne communiquons pas l’adresse de ce lieu pour des raisons évidentes de sécurité et n’encourageons pas à l’explorer par vos propres moyens. De nombreux cas d’accidents graves et mortels sont à déplorer dans les lieux abandonnés, merci de consulter cette page d’information : urbexsession.com/lieux-desaffectes-danger. Abstenez vous de nous demander l’adresse par message privé ou dans les commentaires, il n’y aura aucune réponse de notre part, merci de votre compréhension. Lors de cette exploration, aucune dégradation ni infraction a été commise pour pénétrer dans ce lieu. Nous n’avons aucune information sur les éventuels propriétaires. Si vous êtes propriétaire de cet endroit et que la publication photographique sur ce site vous gêne, nous procéderons à sa suppression sur simple demande via notre page contact.



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