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Sanatorium Michel Peiry

Sanatorium abandonné en Languedoc-Roussillon

Drame de la pauvreté, Francis Muller est mort dans de terribles circonstances. Ce vieillard de 70 ans a vécu dans une situation très précaire avec sa femme dans un village limitrophe de Carcassonne. Une retraite pour deux insuffisante pour payer le loyer et les besoins élémentaires qui a mis Francis devant une question existentielle : « Que faire pour continuer à vivre sans trop souffrir jusqu’au dernier jour ? ». A cette question, il y répondra en faisant la manche dans une avenue très passante de Carcassonne.

Assis devant une boutique, casquette à la main, il quémandait des pièces aux passants. Chaque matin et soir, le même rituel, sa femme l’accompagnait en voiture sur son lieu de travail. Un beau jour, un rrom s’est installé un peu plus loin sur l’avenue pour y faire la manche, les passants ont tout de suite été pris d’affection pour cet homme, sa jambe en moins avec le moignon apparent ne pouvait qu’émouvoir les gens.

Francis, ne souhaitant pas quitter cette avenue lucrative, a essayé d’émouvoir à son tour les passants mais rien n’y faisait, le rrom retenait toute l’attention. Un soir, il demanda à sa femme de lui scier sa jambe gauche, s’y refusant, l’homme lui expliqua tout le stratagème financier qu’il y avait derrière cette initiative lourde de conséquence. Après cette explication, munie d’une scie circulaire, Margarethe découpa, sous les hurlements et les giclements de sang, la jambe de son mari. Le lendemain, fier, boitant en marchant avec une canne, il s’installa sur l’avenue sous le regard médusé et jaloux du rrom. L’effet ne se fit pas attendre, les pièces tombaient de nouveau dans sa casquette, son plan marketing fonctionnait.

Le rrom partit quelques heures plus tard énervé, laissant Francis seul sur l’avenue. Une satisfaction de courte durée quand le rrom revint le lendemain avec un bras en moins. Une concurrence glauque se mit en marche. Ne se laissant pas faire, les deux hommes se mutilèrent, chacun leur tour, différents membres de leur corps, mains, pieds, oreilles, en prenant soin d’exhiber leurs moignons et leurs mutilations au grand jour.

La femme de Francis supporta de moins en moins cette situation, fragile et fatiguée, elle devait descendre son mari de la voiture dans une brouette et l’emmener sur son endroit de mendicité. Une situation grotesque et macabre.

Francis eut une dernière idée pour émouvoir les gens. Margarethe refusa catégoriquement. L’homme insista pendant des semaines jusqu’à ce que sa femme craque et accepte. Au petit matin du 10 mars 2004, Margarethe s’installa sur l’avenue, assise, à côté du corps de son mari, décapité. Interpellée rapidement, elle sera placée en détention provisoire avant d’être recueillie dans ce sanatorium converti en asile psychiatrique en raison de son âge avancé et de son état de santé inquiétant.

  • Serena

    Magnifique lieu.

  • urbex cardinaux

    pour faire simple en trois lieux
    le chateau
    le pensionnat
    se sanatorium
    si tu en trouve un des trois beh tu trouve les trois hi hi hi

    • skyURBEX

      Bonjour à vous, j’aimerais savoir dans quel ville se situe le lieu svp ?