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Sanatorium Mary Bell

Au sanatorium Mary Bell, reconverti durant ses dernières années en hôpital, règne une atmosphère lourde et pesante. Une ambiance glaciale due au fait divers qui aura marqué le lieu à jamais. Une mise en lumière d’un groupuscule d’une extrême violence, d’un groupe de personnes qui avait comme mission de venger les animaux. Six personnes qui ne pouvaient rester insensibles face aux abandons et à la maltraitance animale. Las de l’inaction des pouvoirs publics et de la justice, ils se sont promis de ne plus jamais laisser dormir les personnes qui avaient commis le crime de faire du mal aux animaux, afin qu’ils ne retrouvent jamais une vie normale, jamais.

 

Au début, leurs actions étaient constituées de lettres anonymes, de menaces de mort adressées aux personnes qui abandonnaient leurs chiens, de pneus de voitures crevés, des jets de cailloux aux fenêtres, de l’intimidation simple mais pesante pour ces gens qui se retrouvaient victimes. Malgré de multiples plaintes, la police n’a jamais réussi à les interpeller ni à savoir leurs identités. Quelques temps plus tard, la barbarie a pris le relais de l’intimidation.

 

Le 10 janvier 2004, René Favre a fait la une d’un journal local de l’Isère, son crime était d’avoir tué son chien, un berger allemand, en le traînant attaché à sa voiture. Il avait été pris en flagrant délit par un passant qui avait été choqué d’entendre le chien hurler à la mort et qui s’empressa d’appeler la police.

 

Interpellé quelques minutes plus tard, l’homme assuma son acte en disant que le chien n’était pas obéissant. Fier et ne regrettant rien, René accompagna les policiers dans un champ voisin où le chien, allongé, agonisait terriblement. Un vétérinaire arriva immédiatement et ne pouvait que constater l’état effroyable du chien, sa peau à vif, le corps de l’animal ensanglanté. Sans espoir, il fut euthanasié immédiatement. L’homme fut condamné à verser 2000 € à une association de défense des animaux et à 3 mois de prison avec sursis. Une condamnation légère, trop légère.

 

La vengeance du groupuscule de défense des animaux condamna l’homme à une peine beaucoup moins clémente que le juge. Chaque soir, toujours le même rituel, réveillé tard dans la nuit par son téléphone et toujours la même voix qui lui murmurait « On se voit bientôt » en raccrochant immédiatement. René prit ces menaces à la légère et continua sa vie comme si de rien n’était. Un jour, en rentrant de son travail, il découvrit sa maison maculée de sang, les fenêtres cassées et un mot sur sa porte avec comme inscription « On se voit bientôt ». Cette fois, la menace était assez concrète pour que l’homme porte plainte à la police.

 

Les jours passèrent et les menaces disparurent, déjà une semaine que René n’avait reçu aucun coup de fil, il espérait que cette quiétude persiste.
Le 22 janvier 2004 à 2 heures du matin, René fut réveillé une nouvelle fois par son téléphone, en décrochant une voix douce et légère lui demanda « René, nous sommes en bas, nous t’attendons ». L’homme regarda par la fenêtre de sa chambre située au premier étage et aperçut 4 personnes portant des masques d’animaux lui faisant coucou. Il raccrocha immédiatement pour appeler la police et au même moment une main se posa sur son épaule et lui demanda de venir avec eux. L’homme se retourna et se retrouva face à une personne portant un masque de canard, trois autres personnes arrivèrent dans la pièce et se déchaînèrent sur lui à coups de battes de baseball, de coups de poing et de coups de pied.

 

L’homme était inconscient et tomba dans un léger coma. Quelques heures plus tard, l’homme fut réveillé par des jets d’eaux versés sur sa tête. Il se rendit compte qu’il était entièrement nu, au sol, sur une route, une corde au cou attachée à une voiture, l’homme cria à l’aide mais l’endroit était désertique.

 

Après une déclaration solennelle du groupe qui rendit hommage à son chien décédé, ils montèrent tous dans la voiture et démarrèrent à vive allure. L’homme fut traîné sur plusieurs kilomètres, à vif, la voiture laissait derrière elle une longue traînée de sang composée de lambeaux de chairs. L’homme perdit rapidement connaissance et la voiture s’arrêta un peu plus loin. Laissé pour mort, attaché à un arbre au bord de la route, le corps de René était dans un état effroyable, de la tête aux pieds, il n’y avait plus de peau, des cailloux et des branchages étaient enfoncés dans son corps, les os étaient également à vif et les talons d’Achille devenus inexistants.

 

Le corps fut retrouvé par un automobiliste donnant l’alerte immédiatement au secours. Transporté en état d’extrême urgence à l’hôpital le plus proche, l’homme fut immédiatement placé en coma artificiel au vue des souffrances extrêmes que René devait supporter. Avec un pronostic vital engagé, l’espoir de voir l’homme se réveiller un jour était incertain. Grâce à la persévérance des médecins, l’homme se réveilla deux mois plus tard. Devenu tétraplégique et souffrant d’un traumatisme handicapant, l’homme fut recueilli au Sanatorium Mary Bell, un lieu dans lequel il fut destiné à finir ses jours. Ses agresseurs ne furent jamais retrouvés.

 

Sa vie nouvelle était constituée de plusieurs soins quotidiens par des infirmières avec comme seul loisir de regarder la télé, dopé par des anxiolytiques et antidépresseurs. Un matin, en plein mois de décembre, l’homme entendit des cailloux frapper sa fenêtre du 3ème étage. Difficilement avec son fauteuil roulant, René se dirigea vers la fenêtre et aperçut six personnes, affublées de masques d’animaux lui faisant coucou et repartant en courant immédiatement.

 

  • aa

    Bonjour,

    Je suis perplexe, enquêtant sur des phénomène paranormaux, j’ai cherché à me renseigner sur l’histoire de cet hôpital et rien… pourriez vous partager vos source d’info historique sur Mary Bell, le nom lui même me surprend énormément …. info ou intox ? super site quoi qu’il en soit. Merci
    A

    • Angélique Govin

      J’habite à proximité de ce sanatorium je tairais l’endroit exact mais il est désormais muré, ce qui m’as d’ailleurs surpris puisque j’y allait régulièrement, cependant je n’avais jamais entendu ni son ni cette histoire auparavent

    • Angélique Govin

      J’habite à proximité de ce sanatorium je tairais l’endroit exact mais il est désormais muré, ce qui m’as d’ailleurs surpris puisque j’y allait régulièrement, cependant je n’avais jamais entendu ni son ni cette histoire auparavent

  • Vous devriez écrire des livres ^^

  • BB Horteufeu

    Les gars c’est de la fiction pour habiller leurs voyages.. Peut être quelque part il y a eu cette histoire, mais pas forcément à cet endroit, d’où le fait que nous de trouverez jamais de source…