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Sanatorium Julia Fazekas

Le sanatorium Julia Fazekas, qui fut reconverti en hôpital avant sa fermeture en 2004, a vu défiler trois femmes victimes d’un même homme, Thomas Fargadan. Elles étaient jeunes et belles et avaient toute la vie devant elles.

La cruauté c’est qu’elles ne verront plus jamais rien de leur vie, elles ont toutes eu les yeux arrachés sauvagement. Pire que la mort, elles vivront désormais dans une prison en totale obscurité, cette prison qui n’est autre que leur corps.

Pendant une année, Thomas Fargadan aura plongé la côte d’Azur dans une totale psychose, un serial killer qui n’avait qu’un projet : se venger de son physique repoussant, un physique qui aura ruiné sa vie. Petit et gros, il n’avait pas un corps séduisant.

Ses tentatives de drague se sont toutes soldées par des rires, du mépris ou encore des humiliations.

Seul, désespérément seul, cet homme n’a jamais eu confiance en lui. Sous perfusion sociale, il passait l’intégralité de son temps devant la télévision ou les jeux vidéos, se refusant à sortir pour ne pas voir ces gens heureux, ces couples qui s’embrassent et ces femmes ne prêtant pas attention à lui.

Déjà 35 ans et sa vie ne présentait aucun intérêt, mises à part les visites quotidiennes de sa mère, qui venait lui apporter à manger et son linge propre, il ne voyait qu’elle, il ne parlait qu’à elle. Cette solitude profonde aurait pu encore continuer des années et des années s’il n’avait pas franchi le cap de la démence et de la pulsion meurtrière.

Ne supportant plus de voir ces belles femmes jouir de leur beauté insolente, il eut comme idée sordide d’enlever la vue à ces personnes afin qu’il ait une chance de sortir avec. Il pensait qu’une femme sans vue pourrait ainsi tomber amoureuse de lui parce qu’elle ne verrait pas son physique.

Thomas commença alors à traîner tard le soir sur la promenade des Anglais à Nice. Assis sur un banc, il observait ces femmes promener, faire leur jogging, s’épanouir en plein air. Le 13 Septembre 2000, Nadia quitta son travail de serveuse, il était 2h du matin et elle rentrait, comme à son habitude, chez elle à pied. Dix minutes de marche la séparait de son domicile. Un homme marchait derrière elle, discret, il laissait plusieurs mètres d’écart avec elle et restait sur le trottoir opposé, il avait trouvé sa proie.

Nadia arriva devant sa résidence, tapa le code de l’interphone pour entrer et Thomas la rejoignit avant que la porte ne se referme. Ils attendirent l’ascenseur ensemble, il ne lui dit rien, elle, elle regardait son téléphone sans prêter attention à lui.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, elle appuya sur le bouton du 12ème étage et lui du 13ème ètage, les portes se refermèrent.Au fil des étages, Nadia était de plus en plus mal à l’aise, elle se sentait observée par l’homme qu’elle n’osait pas regarder, elle s’isola en faisant semblant d’utiliser son téléphone.

L’ascenseur arriva à son étage, elle commença à sortir quand elle fut violemment attrapée par Thomas. Il lui bloqua la respiration pour ne pas qu’elle crie, elle se débattit mais il la serrait de plus en plus fort.

Elle le mordit à la main pour se libérer, ce qui provoqua un déchaînement de violence chez Thomas. Il frappa violemment la tête de sa victime contre la rambarde de l’ascenseur. Semi consciente, elle gisait à terre, Thomas était sur elle et lui enroula sa mâchoire de rouleau adhésif pour étouffer ses cris. Il sortit une tenaille de son sac et plaqua la tête de Nadia au sol, approcha l’outil de son œil droit et lui enfonça et arracha tant bien que mal l’œil de son crane.

La scène fut une véritable boucherie, le sang éclaboussait la cabine de l’ascenseur. Il fit de même avec l’œil gauche et s’en alla en courant en prenant le soin d’emporter les yeux avec lui.

A 5h du matin, un habitant de l’immeuble sortit pour descendre son chien et découvrit dans l’ascenseur Nadia baignant dans son sang. La police, les pompiers et le samu arrivèrent sur les lieux quelques minutes plus tard. Transportée en urgence à l’hôpital, son état de santé était alarmant et elle fut placée immédiatement dans un coma artificiel.

Dix jour plus tard, Nadia se réveilla et découvrit qu’elle ne voyait plus, un bandeau recouvrait l’emplacement de ses yeux. Immédiatement elle hurla et demanda à mourir, elle se leva et tomba à terre, elle se frappa volontairement la tête contre le sol, les infirmiers essayèrent de la maîtriser mais son état d’hystérie décuplait sa force, on lui fit une piqûre pour la neutraliser. Les jours se suivirent et l’équipe médicale était au chevet de Nadia.

Dans un processus long et délicat, ils devaient lui faire accepter sa nouvelle vie, cette vie sans vue. Tandis que l’enquête n’avançait pas beaucoup pour retrouver l’auteur de cette cruauté, pas de témoin mais uniquement des traces ADN dans la cabine de l’ascenseur sans aucun profil rattaché.

9 Mai 2001, c’est l’ouverture du Festival de Cannes, stars et anonymes abondent sur la croisette pour faire la fête. Thomas promenait seul, observait ces femmes en habits de soirée, lui, dénotait avec l’ambiance glamour, short, tong et tee shirt xxl au motif de Mickey, loin du dress code pour se fondre dans la foule.

Assis sur la croisette, bière à la main, il regardait passer les limousines et ces cortèges de femmes qui accourent les soirées privées. A 5h du matin, la musique commença à s’arrêter, la fête se termina et Thomas était aux aguets. Il remarqua cette jeune fille qui attendait au bord de la route faisant des appels aux taxis qui ne s’arrêtaient pas.

Lassée d’attendre un taxi libre, elle partit à pied pour se rendre chez elle, dans les hauteurs de Cannes, la route était longue mais elle voulait rentrer chez elle au plus vite.

Tenant ses talons à la main, Jessica marchait pieds nus. Thomas la suivait de très près, excité par la vision de cette fille en robe noire moulante, ses grandes jambes et sa chevelure brune, c’était une vraie mannequin, une vraie beauté qui ne laissait pas insensible ces quelques voitures qui s’arrêtaient lui demandant si elle voulait être raccompagnée. Prudente, elle refusait de monter avec des inconnus et préférait continuer à pied.

La maison de ses parents se trouvait en haut de cette colline, il ne lui restait qu’à prendre ce raccourci pour y arriver, traverser la voie ferrée désaffectée. Elle marchait doucement car les cailloux faisaient horriblement mal. Dans ce silence total, elle entendit quelqu’un lui dire bonsoir, elle se retourna et Thomas se jeta sur elle, Jessica cria et il la menaça de la tuer si elle continuait, en pleurs elle acquiesça. Il la caressa et lui imposa une fellation, elle refusa et reçut une grosse claque au visage, il renouvela sa demande et Jessica accepta.

La pleine lune illuminait les rails et cette scène de viol insoutenable. Thomas sortit de son sac la tenaille et frappa Jessica à la tête qui tomba au sol. Il lui enroula la mâchoire avec du scotch et lui arracha les yeux avant de s’évanouir dans la nature.

Au petit matin, les parents de Jessica, inquiets de ne pas la voir, appelèrent les amis de sa fille mais personne n’avait de nouvelles d’elle, son portable sonnait sans réponse.

L’inquiétude grandissait et son père fit plusieurs fois le tour de la ville sans succès. Elle fut retrouvée par deux enfants venus jouer sur la voie ferrée. Encore en vie, elle fut transportée à l’hôpital dans un état critique.

En quelques mois, deux femmes victimes, avec les yeux arrachés, avec le même mode opératoire, cela suffit pour déchaîner la presse locale et afficher en gros titre la présence d’un serial killer sur la côte d’Azur.

Les mêmes traces ADN furent trouvées sur le corps de Jessica, du sperme fut également prélevé mais rien ne se trouvait dans les fichiers, cet homme n’avait pas de casier.

Trois mois plus tard, Thomas récidiva une nouvelle fois. Nous sommes alors le 4 août 2001 et la fête battait son plein à la discothèque  le Blue Red, Natacha était venue passer la nuit avec son homme et des amis. Un grand challenge pour Natacha, d’un tempérament jalouse excessive, elle avait accepté tant bien que mal l’invitation mais redoutait le regard des autres femmes sur son mec.

Lui, dansait, un verre à la main, elle, assise, surveillait les autres filles comme des concurrentes. A chaque fois qu’une fille s’approchait trop de Mathieu, elle arrivait immédiatement pour faire comprendre qu’il n’était pas célibataire. Une situation lourde pour Mathieu qui n’était pas à l’aise pour s’amuser. Natacha vit alors son homme s’éloigner, elle accourut pour lui demander où il allait, il lui dit qu’il partait aux toilettes, immédiatement elle lui dit qu’elle allait l’accompagner mais il refusa catégoriquement.

Elle attendit, se rongeant les ongles, elle se rendait malade d’une situation aussi banale soit elle. Après cinq minutes d’absence, elle se rendit aux toilettes et découvrit Mathieu discutant avec une autre fille. Prise de panique, elle courut en hurlant vers la fille et l’attrapa directement par les cheveux pour lui mettre des claques au visage. Une bagarre s’enchaîna jusqu’à ce que les videurs les séparent.

Natacha fut directement accompagnée à la sortie. Mathieu la rejoignit, non pas pour partir avec elle mais pour lui annoncer leur rupture, cette jalousie avait été celle de trop. En pleurs, cela n’émut pas Mathieu qui repartit faire la fête. Sans but, elle marcha, triste et inconsolable.

Son parcours s’arrêta après cinq minutes sur une petite plage à l’écart. Allongée, elle essaya de se tempérer et envoya des sms à Mathieu lui demandant pardon. Le cocktail alcool, jalousie, rupture était fatal pour elle et elle s’endormit avec le bruit de l’eau.

Natacha fut alors réveillée brutalement, sentant une personne sur elle, Thomas lui ferma la bouche avec sa main et la menaça d’un couteau.

Tétanisée, elle ne bougea plus et ferma les yeux en espérant que l’homme reparte. Des pieds aux cheveux, il la caressa tendrement en se frottant visage contre visage. Discrètement, elle attrapa un galet et frappa violemment la tête de son agresseur. Il la relâcha, Natacha se releva mais se fit attraper par la jambe et retomba à terre. Thomas récupéra à son tour un galet et la défigura. Ne changeant pas son mode opératoire, il lui entoura la bouche de rouleau adhésif, sortit sa tenaille et lui arracha les yeux.

Elle fut découverte au petit matin par un couple de promeneurs. Encore en vie, elle rejoignit les deux autres victimes dans le palmarès du serial eye killer.

Suite à ça, plusieurs personnes furent passées en garde à vue, comme son ex petit ami, la fille avec qui elle s’était bagarrée mais ils furent immédiatement blanchis. Il fallut attendre tout juste une semaine pour que Thomas soit suspecté.

Il était 1h du matin, lors du départ du dernier train en partance de Monaco pour Fréjus. Julie monta à l’intérieur pour rentrer à son domicile se trouvant à Antibes. Depuis 6 mois, elle effectuait ce trajet quotidiennement, elle travaillait à Monaco dans un hôtel de luxe. La rame de son train était presque vide, il y avait deux autres hommes dont Thomas.

Arrivés à la gare d’Eze sur Mer, un homme descendit, Julie était maintenant seule avec Thomas. Le train était ancien, en mauvais état. Sièges inconfortables, sales, vitres taguées, lumières faiblardes, de quoi ne pas se sentir à l’aise, surtout lorsque l’on est une femme seule. Sur ce parcours ferré, il y avait plusieurs tunnels et à chaque passage le train rentrait dans une certaine obscurité.

Dos à Thomas, elle ne se rendit pas compte qu’il s’approchait d’elle, tenaille à la main. Il attendit patiemment le passage d’un tunnel pour se saisir de sa nouvelle proie. Le train partit de la gare de Beaulieu et passait sous les montagnes, c’est à ce moment là qu’il attrapa Julie par le cou.

D’un geste assuré, elle lui donna un coup de poing au sexe et s’enfuit à travers les rames. Thomas courut derrière elle, Julie hurla, se sauva, cria à l’aide mais il n’y avait strictement personne. Il la rattrapait de plus en plus et Julie s’enferma dans les toilettes. Thomas essaya de défoncer la porte, lui donna des coups de machette mais n’arrivait pas à couvrir les hurlements de Julie.

Comme un fou, il s’acharna sur cette porte, prêt à tout pour l’exploser. Un voyageur entendit au loin ce vacarme et s’approcha. Il découvrit cet homme donner des grands coups dans la porte des toilettes et une femme qui criait. Il n’en fallut pas plus pour qu’il ne tire sur la sonnette d’alarme. Le train s’arrêta et Thomas en profita pour sortir et s’échapper.

La police arriva sur les lieux quelques minutes après et recueillit les témoignages de la rescapée et de la personne qui avait tiré l’alarme. Ils purent décrire précisément le visage de l’homme, sa corpulence, tous les détails furent retranscrits et un portrait robot fut dressé.Le lendemain, la presse écrite et la télévision diffusèrent toutes ces informations.

Thomas se savait maintenant menacé, ce portrait robot était tout à fait ressemblant. Il ne fallut pas attendre trop longtemps avant qu’il ne soit attrapé.

En effet, la police recueillit un grand nombre de témoignages de personnes disant reconnaître l’homme du portrait robot. Des dizaines de femmes racontèrent avoir été suivies par cet homme avec insistance. Une voisine de Thomas le reconnut également et l’indiqua aux policiers.

Trois jours après les faits, la police arriva pour faire une perquisition au domicile du présumé coupable. Personne ne répondit, ils défoncèrent la porte, armes à la main et découvrirent le corps de Thomas, assis, la tête en arrière, les veines tailladées, il s’était suicidé. Ils découvrirent également le corps de sa mère, morte, allongée dans la chambre, les yeux arrachés.

Le détail troublant et morbide était que Thomas portait un collier artisanal avec tous les yeux de ses victimes, faisant office de bijoux.En plus de cette découverte, a côté de lui se trouvait une lettre manuscrite de sa main avec écrit “A toutes ces femmes que j’ai aimées”. Le mystère restera entier et Thomas laissera derrière lui trois femmes meurtries à jamais.

Ce récit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

© Les photos et les histoires qui accompagnent les reportages photographiques du site UrbexSession.com sont protégées par le droit d’auteur.

 

Le sanatorium Julia Fazekas, qui fut reconverti en hôpital avant sa fermeture en 2004, a vu défiler trois femmes…

Posted by Urbex Session : An Abandoned World on jeudi 26 mars 2015

 

 

 

  • Kali

    Je vois que les tagueurs ont trouvé l’endroit ! C’est vraiment dommage. Le sanatorium était déjà pas mal délabré quand on l’a fait mais là je vois que le peu de restes qu’il y avait, semblent disparus 🙁