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Sanatorium Eugene Aram

Philippe De Choupuignac est un ancien homme politique de gauche qui a vécu un calvaire pendant 127 heures. Une histoire dramatique qui le condamna pour le restant de sa vie, lui et son compagnon d’infortune. Tout commença le 10 janvier 2004, en soirée devant son ordinateur, Philippe navigue sur divers sites de rencontres homosexuelles avec comme pseudo « FisteurDu95 », un pseudonyme qui ne laisse aucune ambiguïté sur les désirs de l’homme. Une vie sexuelle qui tranche avec son quotidien de politicien en costard cravate. D’ailleurs, durant ses escapades sexuelles, même si ce n’est pas un homme politique de premier plan, il prenait toujours une certaine précaution à ce qu’on ne le reconnaisse pas dans des situations moins électorales. Une fausse moustache et une perruque blonde comme déguisement pour cette deuxième vie sulfureuse.

Son plan cul du soir, c’était « SoumisDilaté », un jeune homme de 24 ans. Une différence d’âge de trente ans qui ne lui procurait aucune gène dans ce genre de cadre, bien au contraire. Philippe lui donne rendez vous à son domicile dans une heure pour une séance torride de fist-fucking. Guillaume sonne à sa porte, les présentations sont brèves et ils vont directement à la salle de bain pour procéder au lavage du rectum de l’invité avec une poire à lavement. Le rituel reste toujours le même, l’hygiène est une étape indispensable pour Philippe. Les mains attachées aux barreaux du lit, Guillaume, recroquevillé, les fesses bien en arrière, est en train d’être dilaté avec soin. Poppers, pomade et lubrifiant, Philippe est un vrai expert, vraisemblablement il a dû être proctologue dans une vie antérieure. Romantisme et amour au fur et à mesure que la main et l’avant bras droit de Philippe se glissent dans les entrailles de Guillaume, des regards coquins et complices sont échangés pendant cette progression envoûtante. Des petits cris de jouissance indiquent la bonne direction à Philippe. Pendant une vingtaine de minutes, dans une ambiance lounge, lumière tamisée et Bossa Nova, les deux tourtereaux d’un soir s’unissent de la plus belle des manières.

Une ambiance qui ne tardera pas à virer au drame. Au moment de retirer délicatement sa main, Philippe reste coincé dans le rectum de Guillaume. Un anus très contracté qui emprisonne Philippe dans une mauvaise posture. Guillaume panique tandis que Philippe lui demande, au contraire, de se décontracter pour pouvoir se libérer. Ils ne bougent plus, n’entreprennent aucune action en espérant un geste de Dieu Dilatation. Les minutes passent et la situation perdure. L’angoisse est présente et l’espoir est au fond du trou, le mauvais. Guillaume attaché au lit et Philippe au rectum, ils sont littéralement coincés dans la chambre, aucun téléphone à proximité pour appeler à l’aide, ils n’ont aucune solution. Ils crient en essayant d’alerter les voisins mais la bossa nova couvre allègrement leur bouée de sauvetage orale.

Philippe perd patience et n’hésite plus à tenter de sortir sa main violemment en tirant de toutes ses forces sans se soucier de la souffrance de son partenaire. Totalement incontrôlable, prêt à condamner l’anus de Guillaume, il prend de l’élan pour rentrer un peu plus profondément son avant bras et pouvoir ainsi le ressortir, mais ce déchaînement est un échec. Guillaume devient, malgré lui, un véritable martyr du fist-fucking. Deux heures plus tard, Philippe a une idée judicieuse et demande à son partenaire de pousser fort pour essayer de relâcher des excréments et donner matière à dilatation. Sans gêne, il s’exécute avec difficulté et arrive à produire de la matière fécale. La main toute chaude, l’espoir renaît pour Philippe mais c’est un nouvel échec, la main est toujours coincée. Il est déjà deux heures du matin, fatigués et usés, dans cette condition humiliante, ils s’endorment, l’un la tête entre les barreaux et l’autre sur un postérieur capricieux. Un sommeil partiel, léger, tant l’angoisse de se réveiller comme ça est pesant. Un cauchemar qui reste réalité au petit matin. Les téléphones des deux victimes sonnent de plus en plus, un entourage certainement inquiet de n’avoir aucune nouvelle et c’est peut être ça l’espérance, qu’une des connaissances de Philippe se décide à lui rendre visite. Une espérance qui se fera attendre éternellement. Tout le long de cette journée personne n’interviendra. Pour passer le temps, ils discuteront de tout et de rien en évoquant par exemple le conflit israélo-palestinien, une discussion mal venue car l’un se dit pro Israélien et l’autre pro Palestinien, l’ambiance est de plus en plus pesante.

Sans avoir mangé et sans avoir bu, Philippe et Guillaume sont fatigués et déprimés. Cette situation chaotique va durer cinq jours. Au bout de sa vie, l’homme de décision et de réflexion pense à la manière forte pour se libérer. Sous son lit, un couteau de boucher est caché par précaution, au cas où il se faisait attaquer en pleine nuit, une paranoïa qui le conduira peut être à la libération. Avec beaucoup de mal, à l’aide de sa main gauche, il tente avec difficulté d’atteindre son couperet de boucher, il le frôle à plusieurs reprises et réussit à l’atteindre. Tremblotant à l’idée de se sectionner l’avant bras sauvagement, il repousse l’échéance de cette boucherie. Guillaume le motive, Philippe est en pleurs à l’idée de se sacrifier. Fermant les yeux et serrant très fort le drap avec ses dents, Philippe se tranche violemment son avant bras en inondant de giclées de sang le lit. Maladroitement, il donna plusieurs coups de couteau dans les fesses de Guillaume, hurlant à la mort. L’os apparaît, Philippe est à deux doigts de s’évanouir, la douleur, aussi intense soit-elle, ne l’arrête pas dans son amputation sauvage. Déjà une trentaine de fois qu’il scie son avant bras, essayant de couper le bout d’os qui le lie à sa main et de sectionner le nerf. Les tendons et les ligaments lâchent au fur et à mesure. Ces derniers efforts ne seront pas vains, il se libère du rectum de Guillaume en y laissant sa main. Il perd beaucoup de sang, il n’arrive plus à marcher et rampe pour atteindre son téléphone, sans force pour parler, se sentant mourir, il le donne à Guillaume qui peine à composer le 18 avec ses mains attachées mais y arrive après plusieurs essais.

Dix minutes plus tard, sirène hurlante, les pompiers arrivent dans le quartier et défoncent la porte sans attendre, ils découvriront l’horreur. Philippe gît au sol, inanimé. Guillaume, lui, attaché, les fesses ensanglantées avec une main coincée. Une scène aussi absurde qu’hallucinante. Philippe est immédiatement plongé dans un coma artificiel. A l’hôpital, dans cet ancien sanatorium, le pronostic vital du fisteur est engagé, il a perdu une quantité de sang importante. Dans la foulée, ils ont essayé de recoudre sa main, mais sa découpe sauvage le condamne à rester amputé. La presse fait les grands titres avec cette histoire hallucinante et glauque, les gens crient au scandale et le parti politique de Philippe est dans l’embarras et ne fit aucune déclaration.

Après six jours de coma, Philippe reprend petit à petit ses esprits et se rendit vite compte qu’il ne pourra jamais reprendre sa vie d’antan. Une période de convalescence de trois ans, loin de tout, seul, dans une petite clinique du Lubéron, à faire un point sur sa vie, son devenir. Non seulement, il a perdu toute crédibilité politique mais il va devoir apprendre à fister avec son bras gauche, ce qui ne sera pas chose aisée. Quand à Guillaume, il resta traumatisé de cette expérience et garda cette sensation continuellement d’avoir une main au bout de son cul.

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  • Axogen

    La conservation du lieu me laisse sur le cul; il doit pas être abandonné depuis bien longtemps pour une telle conservation et avec uniquement 3 ou 4 expressions de street-artistes en manque de communication 😮

    • En effet, il est désaffecté depuis moins de deux ans. Sa conservation est aussi compréhensible dans le sens qu’il est relativement bien isolé ce qui est dans ce cas, quitte ou double car il peut être aussi à la merci de vandales et de pilleurs en toute discrétion.

  • Florian

    L’histoire est plus que dégueulasse. Etant sensible, j’en ai fais un malaise.. je n’ai pas pu tout lire en entier.

  • lombre33

    Super bien conservé dit donc 😮 ca fait plaisir 😉