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Sanatorium de Beelitz

Beelitz, le sanatorium de Beelitz, en préambule il faut savoir que cet endroit pour les urbexeurs c’est un peu comme le salon de l’érotisme pour un puceau incollable sur Youporn. L’histoire du lieu est chargée, c’est ici qu’Hitler, le mec vénère à moustache, s’est fait soigner, déjà comme base c’est pas mal. Marie et moi, nous nous imaginons déjà ramasser des croix gammées dédicacées par Adolph à travers la végétation sauvage et ces pavillons désaffectés, il n’en est rien, mais rien de rien. Arrivés sur les lieux, la route était limite aussi bondée que sur les Champs Elysées, peut être sommes nous arrivés le jour d’un congrès nazi en hommage au paternel mais non, point de crâne rasé, à part peut être quelques cancéreux et complexés de la calvitie mais rien de troublant et de malsain. Cet endroit attire beaucoup de monde.

Une route sépare ce grand domaine, qui s’étend sur 200 hectares comprenant une cinquantaine de bâtiments. Le domaine de Beelitz c’est un peu Neuilly-sur-Seine d’un côté et Clichy-sous-Bois de l’autre. Il y a cette partie protégée par une association, enfin plus ou moins des punks à chien subventionnés et propres et de l’autre des bâtiments en ruine livrés à eux mêmes ou du moins livrés à la jeunesse allemande écervelée (on a les mêmes en France). Nous avons pu voir des bandes (des loubards comme disent les jeunes) s’amuser à vandaliser les lieux dans lesquels il ne reste plus rien, on est dans le même esprit que de violer une morte à ce niveau.

Bon les ruines ça suffit deux minutes et avant d’être attaqués pour non assistance à bâtiment en danger, nous partons lâchement retrouver la partie plus propre et du coup plus intéressante ! Discrètement, nous marchons à travers la forêt afin d’accéder à cette partie sauvegardée, la nuit commence à tomber, l’exploration va bientôt être terminée sans avoir pu découvrir quelque chose d’intéressant. Il fallait absolument repartir avec des photos potables, sans cette impression d’être en fin de soirée en boite, en stress, en échec jusqu’à vouloir se faire sucer par la grosse moche pour pas être venu pour rien. Il nous fallait absolument trouver de quoi faire des photos, nous avons vu auparavant des reportages montrant la belle facette de Beelitz, on ira la voir coûte que coûte.

Devant un bâtiment qui nous semble prometteur, nous décidons d’entrer, il n’y a qu’un seul accès, une fenêtre ouverte, l’escalade est difficile mais, comme un miracle, une petite échelle artisanale est posée à côté, trop facile ! Une fois à l’intérieur, enfin, nous pouvons déambuler dans un superbe décor. Nous arrivons dans un gymnase, authentique, nous imaginons facilement Hitler faire de la corde à sauter, émouvant.

Nous entendons du bruit à l’étage, nous ne sommes pas seuls, pris d’un doute, c’est peut être l’esprit du Führer, après quelques hésitations, non, rien de paranormal, ce sont les personnes de l’association, nous repartons du lieu sans avoir pu explorer le bâtiment dans son intégralité, sans rancune.

  • Fanno

    Bonjour, je serai bien curieuse de savoir quelle partie est habitée et payante. C’est ainsi que fonctionne les squatts à Berlin, je pense, car il y a plusieurs bâtiments abandonnés gérés ainsi et les Allemands sont beaucoup plus cléments que les Français en la matière. Quand j’y ai été tout était « gratuit » et on a failli avoir des ennuis en entrant dans certains bâtiments. Votre description réductrice est un peu dommage, probablement à la hauteur de votre déception, mais franchement pas adaptée à un lieu aussi beau, grand et chargé d’histoire que celui-ci. C’est un peu le reproche que je vous ferai pour toutes vos explos d’ailleurs: vos textes ne sont pas à la hauteur ni de vos photos ni des lieux que vous visitez. Mais je serais curieuse de savoir quelle partie est squattée. Nous avons été expulsés d’un bâtiment par quelqu’un qui avait posé un cadenas dessus. Et nous sommes restés plusieurs jours là-bas en bons punks à chiens, mais sommes partis au bout de 3 jours menacés par le même genre de voyous que ceux que vous semblez décrire…