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Rencontre avec un serial killer

faites-entrer-l-accuseEn tant que fan de Faites Entrer l’Accusé j’ai pu en cette journée du mois de Septembre 2013 être une victime potentielle pour un futur numéro de l’émission.

Direction un village en Italie pour explorer un asile abandonné depuis de nombreuses années, malgré l’adresse de l’endroit nous avons du mal à le localiser exactement, après quelques allers et retours nous nous engageons dans un chemin menant dans un champ jouxtant une grille de l’asile, nous roulons jusqu’au bout du chemin.

A peine descendus de la voiture nous entendons un homme gueuler, il marche vers nous. Prêts à entamer la discussion pour expliquer notre présence, nous marchons vers lui, laissant ma voiture ouverte. J’arrive devant cet homme imposant, la soixantaine et j’essaye tant bien que mal à parler italien et la s’enchaîne le dialogue.

– O sia abbandonata l’asilo ?

– Je sais pas je sais pas (en hochant la tête)

– Ah vous parlez français ? (content sur le coup)

– Oui oui je parle français (un français impeccable et sans accent)

– On cherche l’asile abandonné c’est bien ici ?

– Je peux pas vous répondre

– Pourquoi ?

– Je peux pas vous répondre (avec un léger grognement)

Et c’est à cet instant la que je m’aperçois que mon interlocuteur porte autour du cou une grosse chaîne attachée avec un cadenas, mal à l’aise subitement, je décide de mettre fin à cet échange sans fin.

– Bon ben c’est pas grave on va y aller

– C’est une propriété privée ici

– D’accord bon ben on y va alors

Nous partons vers la voiture, l’homme nous suit en nous disant :

– J’aime pas les français !

– Nous non plus !

L’homme détache sa chaîne et la fait tourner avec sa main, on est en danger, le chemin est une impasse, il n’y a aucun vis à vis, nous sommes seuls face à lui.

– Pourquoi vous voulez voir l’asile ?

– Pour le visiter et faire des photos

On a envie de partir d’ici mais nous sommes piégés, les portières de la voiture sont ouvertes, le temps de monter dedans l’homme aurait le temps de me foutre des coups de chaîne, lui qui continue sans cesse de la faire tourner en nous regardant.

Il se baisse au niveau de ma place d’immatriculation et repousse un grognement, l’homme s’avance de nouveau vers moi.

– Stop, ne vous approchez pas

– N’aie pas peur, je ne vais pas te faire du mal

– Alors pourquoi vous avez cette chaîne ?

– C’est la chaîne de ma maison

Marie est en retrait, proche de la voiture, je profite de son éloignement pour lui dire de monter dans la voiture, l’homme en profite alors pour aller vers elle, le temps de monter dans la voiture Marie ne s’aperçoit pas de suite qu’il arrive à grand pas.

– FERME LA PORTIÈRE !! FERME LA PORTIÈRE !!!!

A temps Marie ferme la portière.

– N’ayez pas peur mademoiselle, je ne vous veux pas de mal

L’homme revient vers moi, je m’attend à tout moment à ce que sa violence se déchaîne, sur nous, sur la voiture, je ne sais pas par où la folie commencera à s’exprimer.

– Allez venez, je vais vous faire visiter l’asile

– Non c’est bon on va y aller

– Venez je vais vous faire visiter l’asile

– Non

L’homme comprenant qu’avec un tel niveau de méfiance, la confiance ne sera plus jamais acquise.

– Bon ben c’est bon partez alors !

Me précipitant dans la voiture, j’entame à toute vitesse une marche arrière en nous éloignant de cet homme immobile chaîne remise autour du cou, il nous regarde partir.

horror-handQuelques kilomètres plus loin, j’arrête la voiture pour décompresser, nous n’avons aucun doute sur ce à quoi nous avons échappé, l’homme était sadique, jouant avec nous et avec nos nerfs, il a voulu après calculs nous emmener dans l’asile ou un peu plus loin pour qu’on s’écarte du chemin pour lui laisser champ libre et qu’aucun témoin ne s’aperçoive de ces actions au loin.

Première mauvaise rencontre et pas des moindres, j’ai pu voir de mes yeux le sadisme incarné et nous avons eu notre dose d’adrénaline pour longtemps.

N’oubliez jamais au minimum une bombe lacrymo avec vous lors de vos explorations, ça peut toujours aider, même si dans ce cas la je n’ai pas eu besoin d’appuyer.

  • Kevin

    Un peu comme dans Urban explorer, le meme genre de psycopathe