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Parc Aquatique Wayne Lo

Un parc aquatique ordinaire qui aurait pu le rester longtemps si cette affaire médiatique macabre n’avait pas éclaté en 2005. L’icone, le logo et la mascotte du parc étaient un dauphin, interprété depuis des années par Alexander, un travail dans un cadre agréable mais avec un rythme effréné, sous sa panoplie moulante toute en lycra et son masque de dauphin, à se balader, parader et jouer avec les enfants toute la journée sous des températures élevées. C’était quelque chose d’assez éprouvant mais Alexander aimait son métier, il était toujours resté un grand enfant et être dans cet environnement le rassurait finalement en quelque sorte. Cette vie là, il aurait pu la continuer longtemps, peut être même éternellement, le dauphin c’était lui, c’était sa vie, il avait même presque oublié sa véritable identité tant il passait plus de temps dans la peau de la mascotte.

Le 16 juillet 2005, une journée classique se déroulait au parc aquatique Wayne Lo sous un soleil éclatant, le parc était bondé comme chaque week-end. A côté d’un toboggan, le dauphin se laissait prendre en photo par les enfants venus lui faire des bisous, une jeune maman aux formes généreuses se laissait aussi séduire par le mammifère marin et l’enlaça à son tour pour s’immortaliser en photo avec lui. Alexander restant toujours un homme sous sa carapace de dauphin laissa apparaître son attirance sexuelle pour cette fan bien trop sexy. Un costume en lycra qui ne pouvait pas cacher son membre bien trop encombrant. L’érection de la discorde, la déchéance du dauphin. Un malheureux incident qui bouleversa définitivement la vie d’Alexander. Se rendant compte de cette mauvaise posture et pris au piège par cette foule d’enfants autour de lui voulant l’embrasser, il essaya péniblement de cacher son sexe proéminent à l’aide de sa main, une situation grotesque. Une fillette de 5 ans demanda au dauphin d’être portée par lui, il refusa gentiment mais sous les applaudissements et encouragements des enfants et des parents, Alexander n’avait plus d’autres choix que d’élever la jeune fille dans les airs. Consternation dans le parc et visages graves devant ce dauphin en érection portant un enfant. Protestation de la foule, cris et énervements, le dauphin fut littéralement pris à partie et frappé violemment par des parents hystériques. A terre, le dauphin fut frappé de tous les côtés sous les pleurs des enfants, la sécurité du parc intervint rapidement pour protéger Alexander et le mettre à l’écart. Cette affaire eut un retentissement médiatique hallucinant, les réseaux sociaux s’emparèrent rapidement du scandale en publiant des photos de l’incident où l’on voyait le dauphin en pleine érection portant l’enfant dans ses bras. En tout état de cause, Alexander ne put plus jamais se défaire d’être associé à un pédophile malgré ce quiproquo. Les plaintes des parents s’enchaînèrent, les journalistes vinrent en masse dans le parc pour interviewer le directeur et les parents choqués, une hystérie médiatique qui coûta un licenciement à Alexander, sans être condamné, la direction préférait se séparer de lui pour préserver la réputation du parc et ne pas risquer la faillite. Le parc alla même plus loin en changeant toute l’image et le marketing et faisant disparaître tout lien avec le dauphin. Dans la précipitation, le dauphin fut remplacé au pied levé, la nouvelle icone fut une femme représentant une sirène.

Placé en garde à vue, Alexander témoigna de son innocence et expliqua que son excitation n’était pas due aux enfants. Malgré sa bonne foi, son domicile et son ordinateur furent perquisitionnés pour trouver toutes preuves liées à la pédophilie, une recherche infructueuse. L’enquête n’aboutit à rien mais Alexander ne fut pas pour autant laver de tout soupçon bien au contraire. Le dauphin était devenu une image médiatique de la pédophilie tel un Marc Dutroux ou tel un Michel Fourniret. Les mois passèrent et le parc aquatique Wayne Lo avait réussi à maintenir la fréquentation du parc en ayant fait oublier le dauphin. Alexander, lui, ne se releva pas, enfermé et cloîtré chez lui, il n’osait pas affronter le monde extérieur par peur des menaces de mort et de la honte qui l’entachait. Une existence en douleur sans l’ombre d’un espoir ou d’un renouveau.

Juillet 2006, déjà bientôt un an que le scandale du dauphin avait éclaté, voyant la date de cet anniversaire morbide arriver, le directeur du parc avait tout de suite prévu de contacter les journalistes locaux et de leur demander de ne pas parler une nouvelle fois de cet épisode après tout le mal qu’il avait eu pour sauver son parc, ils acquiescèrent et promirent de faire l’impasse sur ce genre d’articles. D’ailleurs la presse locale n’avait pas eu de mal à remplir leurs journaux, l’actualité du moment se portait sur la disparition de trois jeunes enfants, kidnappés en pleine nuit, chez eux, pendant leur sommeil. Une histoire qui avait eu lieu il y avait quelques jours, pendant cette nuit du 12 juillet 2006, Anna 4 ans, Laura 3 ans et Lucas âgé de 5 ans avaient disparu de leur chambre en pleine nuit dans la même ville. Le même mode opératoire pour les trois victimes, en pleine chaleur, les fenêtres ouvertes, l’individu n’avait eu aucun mal pour s’engouffrer à l’intérieur et repartir avec eux. Aucune trace, aucun témoignage, ces trois disparitions avaient terrorisé les habitants de cette ville sans histoire. D’importants moyens de recherche avaient été mis en place pour retrouver rapidement les enfants. Au petit matin du 16 juillet 2006, le parc Wayne Lo resta fermé, à l’intérieur l’horreur, les employés avaient découvert dans l’allée centrale trois têtes d’enfants décapités posés sur le sol à côté du masque de dauphin. L’enquête démontra rapidement que les têtes appartenaient aux enfants disparus. Le masque lui était sans aucun doute la signature de l’ancien employé venu se venger. Au domicile d’Alexander rapidement perquisitionné, ils ne trouvèrent personne, son véhicule n’étant pas là, il avait pris la fuite. Malgré plusieurs barrages filtrants mis en place par les autorités, ils ne mirent jamais la main sur le dauphin. En 2016, après une dizaine d’années de disparition, la police reste en échec et ne trouve toujours pas de trace d’Alexander, de même que sur les corps des enfants décapités. Cette fois, le directeur ne put rien faire contre la désertification de son parc.

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#23 Bon on se la tente la descente? #urbex #roadtrip2016 #danemark

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#23 Abandoned Park in Denmark. #urbex #roadtrip2016 #abandoned

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  • Alpha 5.20

    l’eau est bien crade