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Palais Louise Vermilyea

Ce somptueux domaine, comprenant un palais, a appartenu pendant des années à un artiste plasticien renommé, Adamo Aparicio. Provocateur dans l’âme, ses œuvres ont toujours eu vocation à interpeller le monde. En 1998, à l’occasion d’une exposition à San Francisco, il a réussi à ce que l’on parle de lui dans les médias, grâce à une statue de 2 mètres représentant Adolf Hitler nu, se mettant un god dans les fesses, en forme de croix gammée. Le message est difficilement compréhensible et les justifications de l’artiste peinent à convaincre. Une œuvre qui l’a mis dans une position inconfortable, sous escorte policière pendant des années, menacé de mort par des groupuscules néo-nazis. L’artiste se retire de la scène médiatique pour enseigner l’art plastique dans différents instituts. En 2003, à Lisbonne et dans sa banlieue, sont retrouvées, à quelques jours d’intervalle, plusieurs femmes atrophiées, inanimées dans des ruelles sombres. Toutes les victimes, ses seize femmes, ont eu leur poitrine siliconée prélevée. Un rituel sadique et incompréhensible. Elles n’ont pas été violées, elles n’ont pas vu leur agresseur, il n’y a aucune preuve, une véritable psychose se propage dans la capitale.

 

Adamo Aparicio revient sur la scène médiatique quelques temps plus tard en créant un événement dans son domaine, la présentation de sa nouvelle œuvre. Plus de 200 invités étaient présents pour l’occasion, des journalistes, des artistes, une soirée chic et glamour.

 

Derrière un rideau, sur l’estrade, se trouve sa nouvelle œuvre, avant de la dévoiler il expliqua que son concept se résume à une confrontation entre la nature, la spiritualité et le mensonge. Après son discours, devant un public excité et curieux, Adamo Aparicio dévoile son œuvre en laissant tomber le rideau et apparaît alors un énorme bac à poissons rempli d’eau où trône en plein milieu une grande statue de Jésus, submergé par plusieurs prothèses en silicone, flottant autour de lui. Il y a marqué sur la façade du bac, en rouge à lèvres, « On ne triche pas avec Jésus ». Sous les applaudissements, son nouvel acte artistique est un véritable succès. Lors d’une interview à la télévision américaine en 2010, il raconta sans détour qu’il a lui même extrait la silicone à des femmes pour la conception de son œuvre.

 

Depuis la révélation, les victimes ont toutes porté plainte et attendent impatiemment l’extradition de l’artiste au Portugal pour son jugement. Malgré le scandale, de nombreux soutiens culturels approuvent la performance artistique.