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Maison Bodein

Être un enfant non désiré au point de n’avoir aucun prénom et de ne pas exister administrativement, c’est arrivé à un bébé luxembourgeois. Né d’une mère couturière et d’un père militaire appartenant aux Forces Armées Luxembourgeoises, sa vie commença tragiquement.
Avant la naissance du bébé, Christian, le père, partit en intervention en Somalie pour une mission de plusieurs mois. D’ailleurs, le militaire ignorait qu’il attendait un bébé. Sa femme, Louise, avait gardé secrètement l’heureux événement pour lui faire une surprise.

Seule pendant sa grossesse, elle a courageusement pris sur elle pendant ces moments difficiles. Au terme de sa grossesse, les contractions furent de plus en plus nombreuses. Clouée dans son lit, en pleurs, elle pris conscience de la gravité de la situation, elle allait accoucher seule avec tous les risques que cela comporte. Louise hurla de douleur, le bébé allait sortir, le col de l’utérus était dilaté, la tête apparut et le bébé fut expulsé avec son placenta. Le lit était en sang, Louise en pleurs, paniquée, elle coupa le cordon ombilical avec une paire de ciseaux. Ce 8 novembre 1968, un beau bébé, un garçon de 4,5 kilos était né dans des conditions très précaires.

Quelques semaines plus tard, Louise attendait impatiemment le retour de son mari, bébé dans les bras. Elle appréhendait sa réaction, elle ne savait pas si elle avait bien fait d’avoir caché cette naissance. Le bébé n’avait pas encore de prénom, elle tenait à ce que cela soit son mari qui lui en donne un.

Arrivé tard dans la nuit, le mari frappa à la porte, le grand moment était arrivé, le bébé allait pouvoir connaître son papa. Accueilli avec une tension palpable, Louise embrassa Christian et l’emmena dans la chambre en lui laissant ouvrir la porte pour découvrir le berceau. 

A la découverte de l’enfant, Christian fut pris d’une colère noire, rejeta violemment sa paternité et frappa Louise au sol à coup de poing. Il n’acceptait pas ce qu’il considérait, pour lui, comme une trahison. Il ne souhaitait pas avoir d’enfant et se retrouvait piégé dans cette situation, il hésita même à tuer le bébé. Louise supplia son homme de l’épargner en s’accrochant à lui. Christian finit par laisser la vie sauve au nouveau né mais à une seule condition, l’enfant devait vivre enfermé dans la cave, il ne voulait pas le voir et s’en occuper.

C’est ainsi que l’enfant sans nom vécut dans une cave sans confort et lugubre. Au début, Louise était pleine de bonnes intentions envers son enfant. Elle venait le voir souvent, lui faisait des câlins, lui cuisinait de bonnes choses mais au fil du temps, l’influence de son mari se faisait ressentir et elle commença à rejeter son propre enfant. 

La nourriture, qui n’était en fait que les restes des repas, était jetée à même le sol, personne ne lui parlait, ni s’occupait de son éducation. Comme une bête immonde, l’enfant vécut dans une cave sans lumière, à l’état sauvage. Il devenait un défouloir pour ses parents, régulièrement battu autant par sa mère que par son père, il était un souffre douleur permanent et développa une véritable peur envers ses parents. Les amis et la famille de Louise et Christian ignoraient complètement l’existence de cet enfant. Lors des nombreux repas effectués à leur domicile, rien n’indiquait la présence de l’enfant.

Les années se suivirent et se ressemblèrent. L’enfant avait alors 12 ans et s’exprimait seulement avec des grognements et marchait toujours à quatre pattes. L’enfant ne s’était jamais développé. 

Le soir de Noël 1981, le repas était organisé chez Louise et Christian, tout le monde était réuni. La fête battait son plein et les cadeaux étaient nombreux. Dans sa cave, lui, n’avait rien, comme d’habitude, il ignorait évidemment qui étaient ces personnes, il n’avait jamais vu personne de sa vie mise à part ses parents.

Le frère de Christian était présent ce soir là, Olivier était venu avec sa femme et ses 3 enfants, Jade 6 ans, Sophie 8 ans et Marc 11 ans. Les trois enfants jouaient ensemble et décidèrent de faire un cache cache. C’était Marc qui comptait jusqu’à 30, le temps que ses sœurs trouvent une cachette. Sophie alla derrière la porte de la salle de bain tandis que Jade ouvrit la porte de la cave pour s’y cacher. Elle descendit les marches dans le noir et attendit que Marc aille la chercher.

Elle commença à sentir qu’elle n’était pas seule dans la cave, avec une impression que quelque chose tournait autour d’elle et la reniflait. Une main se posa sur son visage, Jade cria et remonta les marches en courant mais se fit attraper par l’enfant qui l’attaqua violemment. Du salon, tout le monde entendit les cris de Jade et se précipita vers la cave, Christian interdit alors à ses invités de descendre avec lui et alla chercher la petite fille. Il remonta avec elle, en pleurs avec le visage griffé et les vêtements déchirés. Christian expliqua qu’il y avait un chien dans sa cave.

La soirée se termina brutalement, tous choqués par l’événement. Une fois les invités partis, Christian redescendit dans la cave pour frapper comme jamais son enfant. Jade était traumatisée, elle ne parlait plus, ne mangeait plus et ne dormait plus, une période douloureuse pour sa famille qui l’emmenait fréquemment chez le psychiatre sans résultat. 

Après un bon mois de silence, Jade commença à se confier à sa mère. Ce n’était pas un chien qui l’avait attaquée mais une personne, elle en était certaine. Une déclaration qui fut répétée au père de l’enfant qui s’empressa de rendre visite à son frère pour voir le chien en question.

Arrivé à la maison, Olivier demanda à Christian de voir le chien, celui-ci lui déclara qu’il s’était débarrassé de son chien depuis l’événement avec Jade. Son frère lui demanda alors s’il pouvait aller voir la cave, Christian refusa, s’énerva et lui claqua la porte au visage. Maintenant il était évident qu’il y avait quelque chose dans la cave que Christian et Louise cachaient.

Une opération fut manigancée afin de s’infiltrer dans la cave. La femme d’Olivier organisa l’anniversaire de Marc en invitant Louise et Christian. La maison désertée, Olivier en profita pour casser une fenêtre et pénétrer dans la maison de son frère. Il arriva devant la porte de la cave, l’ouvrit et cria pour demander s’il y avait quelqu’un. Personne ne répondit, il commença à descendre les marches, muni d’une lampe torche, il ne voyait rien. Il continua à descendre et d’un coup une personne surgit et se jeta sur lui, il était attaqué avec une violence inouïe. Mort en très peu de temps par la sauvagerie de l’enfant et des coups donnés, il fut même dévoré en partie.

L’enfant grimpa les marches à quatre pattes et découvrit un environnement qu’il n’avait jamais vu, il découvrait le monde, la lumière, le jour. Une seconde naissance s’ouvrait à lui. Il défonça la porte d’entrée à coup de tête et s’échappa nu à travers le village. Il était effrayé par les voitures, par les gens, le bruit, il entra dans une véritable panique et agressa toutes les personnes qu’il croisaient. Les gens furent littéralement mordus avec de la chair arrachée, l’enfant était clairement devenu cannibale.

La police, immédiatement prévenue, arriva au village et menaça l’enfant, qui ne ressemblait en rien à un enfant ordinaire. C’était une chose à quatre pattes, cheveux longs et extrêmement sale qui terrorisait la population. Il s’approcha rapidement d’un policier se jetant sur lui, son collègue, sans sommation, tira une balle dans la tête de l’enfant. Son existence réelle n’aura duré que très peu de temps.
Arrivés à leur domicile, Louise et Christian découvrirent le carnage, le cadavre à la cave à moitié dévoré et l’absence de leur enfant. Ne pouvant cacher la situation plus longtemps, ils se sont alors rendus à la police afin d’avouer ce qu’ils avaient cachés pendant tant d’années. Ils apprîmes que leur enfant avait été tué. 

Mort et enterré au cimetière communal du village, l’enfant eut finalement un nom donné par le maire, à titre posthume. Sur sa pierre tombale, l’enfant était prénommé Michael.

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  • Niegredu

    BEN VOYONS !!! UN CIMETIÈRE INDIEN COMME C’EST ORIGINAL !!!

  • florian

    Comment peut ton partir en laissant tout derrière soi , une perle rare cette maison.