logo

Les migrants : un danger pour l’Urbex

Les migrants, venus de tous horizons, font maintenant l’actualité depuis plusieurs années. Une actualité dramatique, endeuillée par de nombreux morts qui ont tenté de traverser les frontières pour accéder à une vie meilleure, ce qui est une raison des plus légitimes. Des arrivées sur le vieux continent souvent mal acceptées pour des problèmes d’intégration, de culture, de vivre ensemble ou de racisme primaire.

Il y a quelques jours, un média indépendant « Urban Pop News » s’est intéressé à une population qui est directement confrontée à ces vagues migratoires, les urbexeurs. En effet, de nombreux lieux désaffectés sont réquisitionnés, squattés par des sans papiers, qui empêchent sans scrupules les explorateurs urbains de continuer leur passion, une cruauté sans nom.

Le journal s’est intéressé à quelques profils d’urbexeurs qui témoignent anonymement de leur situation actuelle et de leur avenir en France.

Guillaume. Île de France.

Guillaume, un jeune homme de 28 ans, explore des lieux abandonnés surtout concentrés dans la région parisienne et hurle, à qui veut l’entendre, que sa vie n’est plus la même depuis que des migrants afghans logent dans un collège désaffecté, SON collège désaffecté qu’il affectionnait tant, ce lieu qu’il a exploré à plusieurs reprises avec un plaisir identique. Il raconte à ce propos : « Cela va faire 4 mois qu’une dizaine de migrants ont investi le collège Jeanne d’Arc sans que les actions publiques ne fassent quelque chose, tous les jours j’appelle la police mais ils ne font rien. Par curiosité, il y a quelques jours, je me suis fait passer pour un bénévole de la Croix Rouge pour aller à l’intérieur du collège et quelle ne fut pas mon choc de voir son état. Tout a été nettoyé, le mobilier du collège confiné dans une pièce, il n’y a plus cette atmosphère glauque avec ces toiles d’araignées, ces craies posées à côté des tableaux prenant la poussière, le lieu n’a maintenant plus rien de photogénique. J’ai bien essayé de prendre des photos mais je passais un temps fou sur Photoshop pour recadrer les photos, les retoucher pour effacer les migrants qu’on pouvait voir sur mes prises de vue. J’ai abandonné mon lieu préféré avec tristesse, je peux comprendre que ces gens ont besoin d’un toit pour dormir mais pas ici, déjà qu’il n’y a pas beaucoup de lieux abandonnés comme celui ci. J’ai même d’ailleurs essayé d’envoyer ces migrants dans une vieille usine désaffectée, ne représentant aucun intérêt, mais ils ont préféré rester ici, quelle ingratitude« . Un discours amer comme celui de Guillaume il y en a plusieurs, toujours le même refrain, la même incompréhension face à une passion en danger.

 

Sébastien. Urbexeur. Marseille.

Sébastien. Marseille.

Sébastien, quant à lui, résidant à Marseille, a décidé de faire des rondes avec un groupe d’amis urbexeurs pour empêcher toute entrée dans les lieux abandonnés qu’ils affectionnent. Ils dorment à l’intérieur et se relaient 24h/24 pour contrer la menace urbex, comme ils aiment prénommer les migrants. « Je ne suis pas raciste mais là c’est trop, stop, avant on tombait de temps en temps sur des zadistes qui squattaient nos lieux désaffectés, on a toujours eu des problèmes avec eux et d’ailleurs je dois dire que les migrants que je rencontre ont cette dignité de se tenir propre à rapport aux zadistes que j’ai pu croiser tout le long de mes explorations. J’ai démissionné de mon travail pour combattre et sauver notre passion artistique« . Comme nous avons pu le constater, Sébastien a quitté son appartement pour loger dans un hôtel abandonné dans la périphérie de Marseille, un lieu qui l’émerveille par sa préservation avec son piano en relativement bon état malgré que les touches ne déclenchent plus de notes.

 

 

Martin. Urbexeur. Parti vivre en Syrie.

Martin. Parti vivre en Syrie.

Ce choc migratoire peut créer des situations totalement incroyables. Martin, 25 ans, est parti il y a presque un an en Syrie. Pas pour faire le djihad mais bien pour aller explorer des lieux abandonnés. « Après avoir été tenu en échec perpétuellement par des migrants qui squattaient les lieux abandonnés, je me suis retrouvé sans rien, sans endroit à explorer, je n’avais plus de repères et le goût à rien. J’ai même pensé au suicide le jour où je n’ai pas pu faire des photos d’un hôpital abandonné que je convoitais depuis longtemps. Un jour, j’ai eu le déclic, l’idée qui m’a donné l’espoir que ma passion n’était pas encore morte. Faisant le constat que les migrants investissaient en masse la France, je me suis dit tout bêtement que les pays, que ces sans papiers quittent, se vident forcement et des lieux abandonnés il doit y en avoir de plus en plus là bas. Prenant mon courage et cette décision difficile de quitter mon travail, ma famille et mes amis, je réside maintenant en Syrie où je ne passe pas un jour sans explorer un nouveau lieu abandonné, un plaisir que je n’aurai jamais pensé retrouver« . Malgré ce bonheur lointain, Martin tient à préciser que tout n’est pas rose là bas : « Le problème en Syrie, c’est que les lieux abandonnés sont, pour la plupart, en très mauvais état à cause des bombardements, c’est pas top quand même ». Pour ne pas risquer sa vie en Syrie, Martin a donné allégeance à l’Etat Islamique et a été renommé Abdul Abou Abdel

Un phénomène d’exode inquiétant et qui ne se limite pas au cas de Martin, il y aurait à peu près 800 urbexeurs européens partis en Syrie où ils peuvent continuer à vivre pour leur passion.

 

 

marine le penEn politique, peu de personnes se sont émues de la situation chaotique que vivent les urbexeurs chassés de leurs lieux abandonnés. La plupart des hommes et femmes politiques ignorent même l’existence de l’Urbex et n’éprouvent aucun intérêt à apporter à leur égard car les explorateurs urbains ne représentent rien électoralement. Seule Marine Le Pen s’est montrée préoccupée par l’avenir de ces lieux abandonnés qui apportent beaucoup pour la photo et admet avoir une affection particulière pour le peeling paint.  Déclaration sincère ou populiste, le champ politique reste toutefois muet face à la souffrance de tous ces explorateurs, victimes collatérales malgré elles de la guerre et du chaos.

L’avenir est sombre, dur de concilier l’acceptation de l’autre et sacrifice d’une part de soi mais il faudra trouver l’adéquation difficile mais obligatoire pour que le monde avance, ensemble.

  • Axogen

    quel second degré incroyable