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Hotel Voirbo – Relais Des Ballons – Saint Maurice Sur Moselle

Hôtel abandonné en Lorraine

L’hôtel Voirbo est situé dans le Massif des Vosges au cœur d’un petit village lorrain. Louis Fernand a été l’hôte d’accueil des voyageurs pendant des années, un brave homme qui a toujours été d’une hospitalité remarquable au sein de son établissement. En 1994, Fernand mit en vente son hôtel afin de partir à la retraite, un départ un peu forcé à cause de son état de santé et de son age avancé.

Peu de repreneurs furent intéressés par son hôtel car il y avait beaucoup de frais de réhabilitation et de remise à neuf de l’établissement qui se faisait vieillot et la localisation un peu perdue de cet hôtel ne rassurait pas les investisseurs. Une personne sauva l’hôtel de la fermeture, un serbe, Mr Borislav Djordjevic, un homme d’affaires souhaitant développer l’endroit.

Le nouveau propriétaire mit en place une nouvelle stratégie, celle de s’adresser exclusivement à un public jeune souhaitant découvrir des activités sportives et régionales avec les nombreuses randonnées et promenades à parcourir dans les alentours. Il mit en place, pour cela, des partenariats avec de nombreuses universités pour que les étudiants puissent profiter de cette offre. Rapidement, l’offre attira beaucoup de monde, des personnes désireuses de s’évader en pleine montagne, loin du stress quotidien.

En parallèle, la presse régionale fit état, au fil des mois, de plusieurs disparitions d’étudiantes aux alentours de la commune de l’hôtel. En à peine 6 mois, déjà 4 étudiantes ne donnèrent plus aucun signe de vie. Des fouilles furent effectuées près des chemins de randonnée, des hélicoptères survolèrent le massif sans résultat. Les appels à témoins ne donnaient rien également. Le mystère demeurait entier.

Leurs dernières traces de vie demeuraient toujours à l’Hôtel Voirbo où se trouvaient encore leurs affaires. Le propriétaire, Mr Borislav Djordjevic, répétait qu’elles étaient, à chaque fois, parties avec leur sac à dos, en randonnée et qu’elles n’étaient jamais rentrées. Il est vrai que les chemins de randonnée n’étaient pas correctement balisés et qu’il était toujours risqué de s’y aventurer mais la fréquence des disparitions intriguait tout de même la police.

Les mois se suivirent et les disparitions continuèrent, toujours des étudiantes. La presse parla alors d’un tueur en série qui rôdait dans la région. La psychose était terrible au village, les habitants n’osaient plus sortir seuls et l’Hôtel Voirbo fut une victime collatérale de ces disparitions, les chambres restaient vides.

Un violeur récidiviste fut arrêté en flagrant délit dans une gare se trouvant à quelques kilomètres du village, le suspect idéal de toutes ces disparitions, qui s’étaient d’ailleurs stoppées depuis son arrestation. Le village retrouva alors son calme et l’hôtel sa clientèle.

Quelques mois plus tard, c’est alors quatre filles qui disparaissaient en même temps, la piste du violeur récidiviste s’envolait. A titre de prévention, le maire de la commune interdit l’accès à certains chemins de randonnée classés dangereux afin d’éviter d’autres disparitions.

L’épilogue de cette affaire vint d’une rescapée, une des quatre dernières étudiantes disparues. Sophie Marxe raconta tout aux enquêteurs, après trois mois de capture, elle put s’échapper miraculeusement de cet enfer.

Tout commença à son arrivée à l’Hôtel Voirbo, accompagnée de ses trois amies. Elles venaient pour un séjour d’une semaine afin de découvrir le massif des Vosges, un break au milieu de leurs études. Elle raconta que la personne, qui les avait accueillies à l’hôtel, leur avait laissées une très mauvaise impression, une tension était palpable au sein de l’établissement. Malgré leurs ressentis, elles s’installèrent dans leur chambre d’un autre âge, une décoration des années 70 et une literie de la même époque, un hôtel qui leur avait procurées un réel voyage dans le temps.

Dans le prix de l’hôtel, le repas était offert et pour ce premier soir, ce fut fondue savoyarde. Les filles se régalaient mais immédiatement, des maux de tête énormes se firent ressentir, accompagnés de maux de ventre à tomber par terre. Elles regagnèrent leurs chambres afin de se reposer et laisser passer ces douleurs handicapantes.

Une nuit longue et agitée les attendait. Elles se réveillèrent toutes attachées et bâillonnées dans une camionnette qui roulait. Elles ne pouvaient ni hurler, ni se détacher, pendant ce voyage qui dura des heures et des heures.

Arrivées à cette destination inconnue, elles furent traînées au sol dans un vieux hangar désaffecté et immédiatement attachées sur un lit. Elles étaient devenues des prostituées torturées. Un enchaînement d’hommes venait satisfaire leurs pulsions sexuelles, toutes accompagnées d’une violence extrême. Elles comprenaient alors qu’elles n’étaient plus en France, les hommes parlaient une autre langue, avec un fort accent des Pays de l’Est, peut être la Roumanie, la Russie ou un autre pays.

Magalie, une de ses amies, se fit violer à côté d’elle, un moment terrible pendant lequel elle vit son regard l’appeler au secours. Avec des coups toujours de plus en plus violents sur son visage, son bourreau continuait à la violer tout en l’étranglant de plus en plus fort. Magalie perdit connaissance jusqu’à mourir. Horrifiée, Sophie prit alors conscience qu’elles allaient toutes mourir. S’échapper au plus vite était une obligation pour survivre.

Chaque matin, les filles étaient nettoyées au karcher, nues, dans le but d’offrir un corps propre aux clients. Ensuite, elles étaient amenées dans une petite pièce, les filles ne tenaient déjà plus debout hors de leurs lits, elles étaient tellement frappées qu’elles n’avaient plus aucune force.

Pendant un viol, Sophie décida de faire semblant de mourir, les yeux fermés et inertes, l’homme se rabattit alors sur une fille à côté, ne se préoccupant plus de Sophie. Plus tard, un homme alla chercher Sophie, la traîna au sol pour la mettre sous une bâche. Elle attendit un long moment avant de s’enfuir, qu’elle n’entende plus personne. A contre cœur, elle abandonna ses deux amies en espérant les sauver plus tard. Complètement nue, elle chercha une issue afin de s’enfuir de cet hangar. Toutes les portes étaient fermées avec un cadenas, elle monta à l’étage, ouvrit une fenêtre et décida de sauter. La chute fut terrible, sa cheville était certainement brisée mais son envie de survivre tellement forte qu’elle arriva à marcher.

Avec cette souffrance extrême, elle s’éloignait peu à peu de son lieu de capture. Avec une extrême vigilance, elle découvrit qu’elle était dans un port maritime d’une grande ville, elle ne savait pas à qui s’adresser, de peur de tomber sur ses bourreaux. Durant cette nuit glaciale, elle marcha en pleurs, désespérée de ne savoir où elle se trouvait et d’être loin de tout. Ses blessures et son état de panique la firent tomber dans un profond malaise.

Elle se réveilla plus tard dans une chambre d’hôpital sous perfusion. Un infirmier lui parla mais elle ne comprenait rien, elle lui répondait en français mais la discussion ne pouvait aller plus loin. La police arriva plus tard et ils comprirent qu’ils avaient affaire à une française. Immédiatement, un représentant de l’ambassade de France arriva à l’hôpital en tant qu’interlocuteur et comprit ce qu’il se passait. Elle découvrit qu’elle se trouvait en Serbie. Sophie raconta, paniquée par ses viols à répétition, sa séquestration et souhaitait sauver au plus vite ses amies qui étaient encore là bas. Accompagnée de la police, elle retourna au hangar désaffecté, les portes étaient défoncées et il n’y avait plus personne à l’intérieur, plus de bourreaux, plus de filles.

De retour en France, elle raconta que sa capture avait commencé à l’hôtel Voirbo. La police, arrivée pour perquisitionner l’hôtel, ne trouva pas le propriétaire des lieux, Mr Borislav Djordjevic, qui avait sûrement pris la fuite. Depuis, un mandat d’arrêt international est porté sur lui et les recherches des filles se poursuivent toujours…sans résultat.

Ce récit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

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