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Hotel Thomas Quick

Hôtel abandonné dans le sud-ouest de la France
Vanessa Reudabe a été pendant longtemps la bête noire des violeurs. Cette jeune femme de 32 ans est une féministe pure et dure, elle participait activement à travers son association « Femme Libre, Libre la Femme » à l’amélioration de la condition des femmes dans le monde et militait pour leurs droits souvent bafoués. Son leitmotiv : le machisme et les inégalités de salaires hommes-femmes. Mais en dehors de la militante féministe, Vanessa avait un autre visage, beaucoup plus sombre et qui détonnait avec sa vie affichée au grand jour. Complexée depuis toujours par son physique ingrat, son obésité et sa négligence vestimentaire, elle a passé le cap de la trentaine en étant toujours vierge, désespérément pucelle, les regards qu’elle attirait étaient ceux de la pitié et de la moquerie. Cette solitude sentimentale et sexuelle, elle ne l’accepta jamais, elle vécut sa condition dans le plus grand désarroi. Naturellement, sa libido jamais satisfaite et ses fantasmes mort-nés l’ont faite chavirer au fur et à mesure avec des pensées de plus en plus malsaines et des idées macabres.

 

Pour optimiser ses chances de se faire enfin dépuceler, elle avait pris l’habitude de se rendre aux bois de Boulogne la nuit pour s’interposer entre une prostituée et son client et lui proposer ainsi de lui faire l’amour gratuitement. Son stratagème lui a valu non seulement des refus de la part des hommes mais également la colère des prostituées et de leurs proxénètes qui en avaient marre qu’elle parasite leur travail, elle fut rapidement chassée des lieux.

 

Sa descente aux enfers continua le samedi 5 juillet 1997. Il était cinq heures du matin, elle traînait dans des quartiers de Paris réputés pour leur dangerosité due aux mauvaises rencontres. Dans des ruelles sombres, il y avait des bandes d’hommes en train de dealer, de siffler les quelques filles qui s’étaient perdues dans le quartier, elle, Vanessa, passa à plusieurs reprises devant eux pour attirer désespérément leur attention, sans succès.

 

Encore une nuit d’échec, elle rentra chez elle à pied, triste et désemparée. Devant elle, elle vit une jeune femme sortant d’une boite de nuit en train de s’engueuler avec un homme, elle ne le connaissait pas visiblement et refusait ses avances mais l’homme insistait, Vanessa observait la scène attentivement sans intervenir. La dispute s’envenima et l’homme entraîna la fille dans un local à poubelle en lui tirant les cheveux violemment, elle cria, hurla au secours mais la rue était déserte. Vanessa avança prudemment et découvrit que l’homme était en train de violer sa victime, son sang ne fit qu’un tour et Vanessa récupéra une barre de fer qu’elle trouva à proximité et se jeta sur la fille la défigurant littéralement. Le violeur ne comprenait rien et décida de s’enfuir, Vanessa le rattrapa en lui donnant de violents coups dans ses jambes, l’homme tomba à terre et elle en profita pour se mettre sur lui et l’obliger à lui faire l’amour. Il refusa et la repoussa tant bien que mal pour sortir du local à poubelle et disparaître. Devenue hystérique, Vanessa se déchaîna sur le corps de la jeune victime en l’étranglant avec sa barre de fer. Sans lutter, elle décéda rapidement. La féministe devenue meurtrière laissa le cadavre dans un container et s’en alla.

 

Cette frustration quotidienne s’était transformée en pulsion criminelle, on ne l’arrêtait plus. Cette féministe convaincue était devenue jalouse des femmes violées, une horreur absolue. Elle passa du temps à décortiquer les faits divers et à cartographier les zones où la probabilité de se faire violer était forte. Le samedi suivant, de nouveau de sortie, elle traîna dans le même quartier où elle avait commis son crime mais la présence policière accrue lui fit changer d’itinéraire. Munie d’un couteau de boucher, elle arpenta les rues en analysant les coins les plus sensibles. Patiemment, elle attendait que les hameçons sortent des boites de nuit pour commencer sa chasse.

 

Le scénario était le même, une jeune femme seule suivie de près par un homme bien trop collant, marchant de plus en plus vite pour rejoindre sa voiture, elle arrivait dans un parking, l’homme surgit avant qu’elle ne rentre dans son véhicule en la plaquant à terre, il la menaça avec un cutter, la femme était tétanisée et ne bougeait plus, il la déshabilla en lui arrachant ses vêtements. D’un coup, le violeur face au visage de sa victime vit un couteau s’abattre violemment sur le crane de la jeune fille, il se retourna et vit une grosse femme lui demander de lui faire l’amour. Avec son cutter, il la poignarda dans le ventre et s’enfuit. A terre, Vanessa hurla de douleur et peina à se relever. Quelques instants plus tard, des passants découvrirent deux femmes au sol, une scène d’horreur, la police arriva rapidement sur les lieux. Transportée aux urgences, Vanessa fut sauvée, par contre, la jeune victime à qui elle avait planté un couteau dans le crane n’eut aucune chance de survivre. Elle témoigna dans son lit d’hôpital qu’elle avait voulu porter secours à la jeune femme quand elle l’avait vu se faire violer et l’homme l’avait agressée à son tour, la laissant ensuite pour morte.

 

Médiatiquement, l’affaire fit grand bruit, une militante féministe qui portait secours à une femme violée, cela faisait les gros titres de la presse. Vanessa est ensuite devenue une icône, elle témoigna dans toutes ses interviews en faveur du combat féministe et qu’il était toujours d’actualité, qu’il fallait continuer à se battre coûte que coûte.

 

Un homme devant sa télévision découvrit Vanessa, il fut littéralement touché par son histoire, par son combat et décida de la contacter. Ils se rencontrèrent plus tard lors d’un rendez vous dans un restaurant. Surexcitée, c’était la première fois que Vanessa était invitée par un homme dans ce cadre là. Le dîner se passa bien, il était charmant, il avait beaucoup de charisme, elle fut immédiatement séduite par lui, la chance lui souriait enfin. Une complicité naquit entre eux, ils se trouvèrent des points communs, rigolaient bien ensemble et tombèrent au fil du temps amoureux. Deux semaines plus tard, ce fut les premiers baisers échangés, une idylle était née. Au lit, Vanessa se montrait pressante mais l’homme lui demanda de prendre son temps, de laisser les choses se faire, tranquillement. Malgré tout, elle prit son mal en patience, si près du but, elle ne voulait rien gâcher.

 

Son amoureux l’invita en vacances dans la montagne, il avait tout organisé et réservé un magnifique hôtel dans un village pittoresque. Il lui sous entendit que cela sera là bas qu’ils allaient consommer leur amour. Les deux tourtereaux étaient heureux, ensemble dans ce cadre idyllique, ils se promenaient au milieu de ces magnifiques paysages et goûtaient aux spécialités locales. Vanessa en arriva à oublier les trente premières années de sa vie et découvrait enfin la définition du mot bonheur. Ils séjournèrent à l’hôtel Thomas Quick qui était un établissement de luxe renommé, offrant un superbe panorama sur les massif montagneux. Cet immense immeuble impressionnait avec sa façade longue d’une centaine de mètres.

 

Le grand soir était arrivé, les bougies étaient allumées autour du lit, des pétales de rose dessinaient un cœur sur la couverture, ils s’embrassèrent et se caressèrent, la température montait et la nuit s’annonçait longue. Elle le caressa et le lécha sur tout le corps, sa main descendit sur son visage, ses pectoraux, ses abdominaux dessinés puis elle passa sa main sous son caleçon. Malaise, l’homme avait en réalité un sexe féminin, pas de bite en vue, l’homme était un transsexuel. Définitivement, la chance n’était pas du côté de Vanessa. Sans attendre, elle quitta l’hôtel furieuse sans laisser de trace. A ce jour, on ne sait pas où elle se trouve, si elle est toujours en vie et si elle a fait de nouvelles victimes. Un destin tragique.

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Ce récit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

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  • Exode

    Alors, trop dangereux pour faire le reste de l’hôtel ?