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Hotel Ignacio Cuevas

Hôtel abandonné au Portugal

A l’hôtel Ignacio Cuevas, on regarde par terre pour ne pas marcher sur des pénis, ce que je dis vous étonne peut être mais vous comprendrez plus tard. Une fermeture tragique qui remonte à 2008, un fait divers qui aura secoué le Portugal tant par son côté insolite que par sa violence.

Cet hôtel, luxueux et renommé, a été géré par un couple, Anita et Francisco, mariés depuis presque 20 ans, ils ont géré l’hôtel d’une main de fer pour offrir les meilleures prestations possibles et un confort optimal.
Cette parfaite communion dans ce couple n’est qu’une illusion. Francisco cache un terrible secret depuis plusieurs années : au fond de lui il se sent femme, il n’aime plus son corps et son apparence d’homme. Il en éprouve même les pires difficultés à donner du plaisir à sa femme tant ses pensées sont tournées vers la gente masculine.

En 2007, tout bascule, Francisco décide d’assumer et avoue tout à Anita, son désir de devenir une femme et d’avoir des relations avec des hommes.
Assommée par ce qu’elle entend, Anita fait un malaise. Transportée à l’hôpital, sous le choc, Anita ne parle plus, ne mange plus, une douleur psychologique qui la conduira en maison de repos.

Pendant 3 semaines, Francisco, seul, gère l’hôtel avec comme projet de devenir une femme. Il entreprit plusieurs démarches auprès de chirurgiens pour changer son corps, opération mammaire, implantation d’un vagin, prise d’hormones, achat de perruque. Il est prêt à gaspiller toutes ses économies pour accéder à son rêve.
A sa sortie de la maison de repos, Anita a repris des forces et est prête à affronter cet homme qui ne voulait plus l’être. Ayant pris du recul, Anita sait que l’être qu’elle a aimé n’est plus et qu’il va falloir désormais gérer cet hôtel comme des co-gérants et non plus comme un couple.

Arrivée à l’hôtel, Anita découvre que Francisco a transformé leur affaire. La déco, l’ambiance et même le nom ne sont plus les mêmes, l’hôtel devenu le « Rainbow » accueille une décoration tout en fluo avec des meubles et fauteuils très lounges, très cosy, avec une ambiance très gay. Anita s’apprête à entrer dans un univers qu’elle ne souhaite pas connaitre.
D’une famille très puritaine et traditionnelle, Anita voit les homosexuels comme des dépravés et des malades mentaux, elle va devoir tant bien que mal reprendre la main sur son hôtel pour sauver son affaire.

Au fil des semaines, l’ambiance dans l’hôtel est très pesante, le couple se parle à peine. Anita découvre jour après jour des changements corporels de son ancien homme, perruque, maquillage et habits de femme, elle digère très mal cette cohabitation avec cette personne qui se prénomme dorénavant Francesca.

En juin 2008, Francesca annonce à Anita que l’hôtel va se transformer en boite de nuit à l’occasion de la gaypride du 28 juin. Furieuse, elle refuse mais Francesca lui annonce qu’elle mettra en place la soirée coûte que coûte.
Le jour de la gaypride, l’hôtel se transforme en grande pompe en boite de nuit gay sous le regard passif d’Anita, voyant son hôtel sali et meurtri. En pleure, elle décide de fuir pour ne pas voir ce spectacle de la honte.
Le soir même, l’hôtel est bondé, la boite de nuit bat son plein, la fête résonne dans toute la ville, Francesca est la reine de la soirée et fait office de figure gay pour toute la communauté homosexuelle.

Des drapeaux arc en ciel flottent dans la boite de nuit sous l’air des Village People, l’ambiance est ultra festive jusqu’à ce qu’Anita s’invite à la soirée.

Elle dénote par son visage fermé, elle traverse la salle pour parler à Francesca, elle l’invite à lui parler dans une pièce à côté. Face à face et seuls dans cette pièce, Anita sort une cisaille cachée sous sa veste et frappe froidement à la tête Francesca qui s’effondre. Elle lui enlève son pantalon et d’un geste fatal, lui coupe le sexe puis repart de la pièce en la laissant se vider de son sang.

Décidée à se venger plus que de raison, elle entama une course à la cisaille et profite que certains hommes soient isolés dans les toilettes et dans d’autres pièces à l’écart pour continuer ce carnage d’émasculation. Couvertes par le bruit de la musique, les victimes ont leurs sexes mutilés sans que l’on puisse entendre leur appel à l’aide.

Après 9 victimes de sa cisaille, elle fut maîtrisée par un homme l’ayant pris en flagrant délit.

De cette soirée, sur les 9 victimes, 3 ont survécus mais pas Francesca, qui n’aura pas goûté longtemps à sa vie de femme. Quand à Anita, elle a été internée à vie dans un hôpital psychiatrique au sud du Portugal.

Ce récit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

© Les photos et les histoires qui accompagnent les reportages photographiques du site UrbexSession.com sont protégées par le droit d’auteur.

 

 

 

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