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Hopital Earle Nelson

Explorer un lieu en plein centre ville, on se dit souvent que c’est assez tendu avec une forte probabilité que cela soit un échec, mais alors quand c’est le centre ville de Paris, la probabilité est encore plus haute. Au choix, le lieu est gardienné, surveillé, squatté (par des putains de punks à chien, des clodos, des migrants tous frais) ou bien tout simplement un murage impeccable.
Arrivés devant l’hôpital, nous découvrons que l’endroit n’est pas complètement abandonné, il y a quelques bâtiments encore en activité et pour entrer dans l’enceinte, il faut passer un checkpoint. Stratèges et calculs pour passer cette étape, il va falloir inventer quelque chose, pourquoi pas inventer une maladie, quelque chose d’émouvant, comme cela le gardien ne nous ferait pas chier. Marie a tout de suite eu comme idée de me faire passer pour un bossu en mettant en boule son kway sous mon tee-shirt et en marchant penché. Son idée me paraissait si peu crédible que je n’ai pas hésité un seul instant et j’ai accepté. Par contre, j’ai immédiatement eu une autre astuce, toujours en utilisant le kway de Marie, de me le mettre en boule dans mon boxer et de me faire passer pour le Rocco de Notre Dame.

Le stratagème marche à merveille et le gardien nous regarde passer sans rien nous dire, je sens même dans son regard un certain complexe vis à vis de ma bosse. Arrivés devant le bâtiment abandonné, l’ambiance est parfaite, il pleut, il y a des orages, le lieu est glauque comme il se doit. Muré au rez de chaussée, nous devons grimper, escalader cette façade toute mouillée à nos risques et périls. Je sais qu’à cet instant, nous pouvons mourir en martyrs de ces lieux abandonnés, j’ai peur à ce moment là, peur de n’avoir pu faire plein de choses de ma vie, pour compenser cette possible mort, je pelote une dernière fois la poitrine de Marie en guise d’encouragement.

Une fenêtre est ouverte, nous arrivons à nous faufiler à l’intérieur. En regardant autour de nous, nous ne serions même pas surpris de voir un serial killer tellement le lieu s’y prête. Avec nos deux lampes torches, nous avançons dans ce lieu humide où les sols sont mouillés, il y a des infiltrations d’eau de partout, des portes qui claquent, j’avoue avoir eu du mal à me concentrer pour prendre des photos, loin d’avoir envie de prendre en macro une vieille seringue désaffectée de séropositifs.

Notre exploration aura été de toute évidence bâclée tant nous n’avons jamais été à l’aise. A la vue de nos photos, une fois rentrés, des regrets et de la déception, surtout que finalement nous n’avons pas exploré le lieu dans son entièreté. De passage quelques mois plus tard à Paris, nous avons voulu revenir à l’hôpital pour compléter notre exploration mais le gardien était toujours présent et cette fois, Marie n’avait pas son kway, du coup nous sommes repartis.

  • slendercut

    je pelotais une dernière fois la poitrine de marie en signe de compensation  » putain mais vous avez de l’humour :rire:

  • 2727

    pouvez-vous me dire où se situe cette hopital dans Paris ?

  • 2727

    pouvez-vous me dire où se situe cette hopital dans Paris ?

  • Seth Gl

    si vous avez l’occasion d’y retourner je veux bien faire le schizophrène

  • citysafe
  • Alpha 5.20

    COOL

  • Eva

    Les putains de punks à chien, les SDF et les réfugiés de guerre sont vraiment désolés de ne pas dormir en pleine rue afin que vous puissiez aller vous promener plus tranquillement dans des bâtiments désaffectés. Abruti.

    • christine

      bien d’accord, pas besoin de ce type de commentaire

  • Sleyes

    Passé aujourd’hui, nous avons réussi à rentrer dans le batiment mais salle d’amphi fermé à clé et les escaliers condamnés…
    autour du batiment, c’est devenu un spot d’artiste, un peu de passage mais pas trop.

    • Theoo

      tu as grimper par devant pour entrer ?