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Discotheque Ali Kaya

La discothèque Poggio Diana a été pendant longtemps un des lieux les plus prestigieux du monde de la nuit, un lieu unique à la décoration soignée et aux sublimes terrasses surplombant la piscine et les jardins. Une réputation en or que rien ne pouvait venir entacher, rien à part Léo Bellini, le disc-jockey résident de la boite de nuit. Un scandale scabreux qui aura eu pour effet de condamner le club à jamais. Encore à ce jour, à la vue de cette discothèque abandonnée, la population tremble à l’idée d’avoir cohabité pendant plusieurs années avec un tel monstre.

Léo Bellini se faisait appeler Dj Bello XxX, un narcissisme en guise de surnom assumé tant la gente féminine et masculine le confortait sur le fait qu’il était un bel homme. Trois X dans son pseudonyme qui reflétaient l’ambiance de ses mix enflammés. En effet, le Dj avait pour habitude d’intégrer dans ses musiques des cris et orgasmes féminins pour exciter la foule, c’était un effet garanti. Dans la pure provocation, son style unique avait fait de lui un Dj de renommée mondiale, une réputation sulfureuse qui a eu pour effet de rendre célèbre le club, le Poggio Diana. Un succès qui pouvait se voir dès la file d’attente à perte de vue et à une sélection impitoyable des clients à l’entrée. Qui avait la chance d’y pénétrer pouvait découvrir cette ambiance exceptionnelle où s’entrelaçaient les corps à la limite de l’indécence sous les sons dance et orgasmique du Dj.

En plus d’être un artiste talentueux, sulfureux et original, Léo Bellini était quelqu’un d’extravagant, on pouvait le voir mixer juste en maillot de bain, en robe, en soutien-gorge et toujours affublé d’une perruque qu’il prenait soin de changer à chaque soirée. Malgré ce ridicule assumé, il arrivait à garder beaucoup de charme, toute sa force résidait dans cette autodérision agrémentée de sa beauté naturelle.

A la fin de chaque soirée, le Dj n’avait que l’embarras du choix pour finir la nuit dans un endroit plus intime. En masse, ces femmes toutes excitées n’avaient qu’une ambition, celle de conclure cette soirée chaude, celle de pouvoir avoir un orgasme avec l’homme qui en avait tant donné à travers ses platines. Le dirigeant de la boite de nuit, devenu millionnaire, ne pouvait pas rêver mieux que de gérer une affaire aussi prospère mais ce n’était pas sans concession. En effet, pour préserver cette renommée internationale, il devait tout faire pour que rien n’entache son club, en particulier cette série de disparitions inquiétantes. Depuis trois ans, plusieurs femmes avaient soudainement disparu après avoir passées la soirée dans la discothèque, sans explication, sans retrouver ni de corps ni d’indices, il y avait naturellement une certaine psychose qui s’installait vis à vis du club. Pour éviter une réputation d’horreur, le gérant était obligé de payer les journalistes locaux pour qu’ils ne traitent pas des disparitions, un budget important mais obligatoire pour pouvoir continuer sur la voie du succès.

Le profil des disparues restait le même, des jeunes femmes, belles avec aucune raison apparente qui justifierait d’une disparition volontaire. Trois ans et déjà 14 femmes disparues, un effroyable constat. Depuis longtemps, des moyens supplémentaires de surveillance ont été mis en place, caméras, vigiles et rondes régulières d’agents de police mais malgré ces efforts, les disparitions continuaient.

Le samedi 10 Juillet 2004, un grand évènement au Poggio Diana s’organisait, une soirée privée à l’honneur d’un acteur populaire avec des invités prestigieux, célèbres, qui peuplaient, le temps d’une nuit, ce temple de la fête. Ambiance VIP pendant laquelle tous les curieux se pressaient à l’entrée pour apercevoir les stars se faire déposer en limousine devant la discothèque. Ce beau monde avait attiré bon nombre de paparazzis qui voyaient, dans cet événement, une manne financière importante. Théo Ozzello était l’un de ces photographes indésirables arrivés de la capitale pour s’infiltrer dans la soirée. Les accès étaient bien filtrés, la sécurité présente partout, le Poggio Diana était devenu un bunker infranchissable. Sans s’avouer vaincu, certains tentaient de grimper aux arbres, aux murs pour essayer de photographier l’inaccessible.

La soirée se passait bien, Dj Bello XxX mettait le feu et conquit son public avec ses sons mêlés de cris et d’orgasmes. Pour l’occasion, il était habillé en militaire, toujours dans ce décalage assumé. Au fil des heures, les invités quittèrent la soirée, suivis en voiture par des paparazzis toujours à l’affût. Cette fin de soirée était chaotique tant les heurts entre photographes et gardes du corps tournaient à l’agression verbale et physique, tels des charognards, ils ne comptaient pas laisser leurs bouts de viande, partir sans avoir assez mangé.

Le paparazzi, venu de Rome, Théo Ozzello, était à l’écart, il avait comme projet de prendre en photo Dj Bello XxX. Jusqu’à maintenant, c’était une star épargnée de la violation de vie privée, mais sa notoriété montante attirait de plus en plus la presse people. A l’aube, la soirée se termina, une dernière musique d’ambiance concluait cette soirée riche en folie. Alice avait été l’une des rares privilégiées à avoir eu la chance d’assister à la soirée grâce à un concours d’une émission radio. Intimidée et à la fois excitée à l’idée de s’approcher de la star, Léo Bellini, elle lui demanda si elle pouvait prendre une photo avec lui, il accepta avec grand plaisir et ils firent une petite série de photos. Le Dj se mettait en scène en faisant des grimaces et semblant d’embrasser sa fan. Accessible, il posait des questions à Alice en lui demandant ce qu’elle faisait dans la vie, le contact passait bien entre les deux et il lui proposa naturellement de finir la nuit avec lui. Surprise par cette proposition directe, elle accepta avec une certaine pression sur la suite de la soirée.

A bord de la Ferrari, ils quittèrent la soirée sans s’apercevoir que le paparazzi les suivait au loin. La route était sinueuse, à travers la montagne la filature était difficilement discrète mais le Dj était trop occupé à charmer sa prétendante d’un soir pour s’apercevoir qu’il était lui-même une proie. Alice était subjuguée par l’homme, sa beauté mêlée à sa culture et son humour était un véritable atout. Toujours d’une distance assez éloignée pour ne pas mettre en péril sa mission, le paparazzi suivait la trace du Dj au loin, en voyant les phares de sa voiture illuminer la vallée.

Après une bonne heure de route, ils arrivèrent à destination, le Dj habitait au beau milieu de la montagne, ils étaient complètement isolés. Il possédait un luxueux domaine avec une superbe piscine, une villa type art déco avec même un golf en guise d’extravagance. Les murs, qui entouraient la propriété, étaient hauts, mais pas assez pour démotiver le paparazzi. Equipé d’un véritable arsenal, il arrivait, sans problème, à pénétrer dans la propriété à l’aide d’une échelle télescopique et d’une corde. Prudemment, il avança en guettant l’existence d’une éventuelle alarme, il n’en était rien. De loin, à l’aide de son téléobjectif, il observait une grande baie vitrée où se prélassaient Léo et sa dulcinée éphémère.

La soirée continua jusqu’au petit matin, infatigables, Léo continuait de danser avec Alice dans le salon. Le paparazzi ne loupait rien de ces moments et immortalisait le tout en les mitraillant avec son appareil photo. L’ambiance était de plus en plus chaude, ils se déshabillèrent en dansant l’un contre l’autre, s’embrassant et se caressant. Allongés sur le canapé, les préliminaires commencèrent. Lui, devant le sexe rasé de sa partenaire, lécha son clitoris, Alice hurlait de plaisir. Sous ces cris, le paparazzi s’empressait de s’approcher au plus près de la baie vitrée et se délectait de la scène en imaginant la manne financière que cela allait lui rapporter. En levrette, Léo, derrière sa partenaire, se déchaînait en ayant une approche sexuelle très animale avec une constante violence, il lui claquait les fesses de plus en plus fort tout en lui tirant les cheveux avec hargne. Alice lui demanda d’aller plus en douceur, il lui répondit tout simplement de fermer sa gueule. Choquée, elle lui demanda d’arrêter, sans succès, bien au contraire. Elle essaya de partir mais lui la retenait par les cheveux. Sentant une situation qui lui échappait, elle cria pour qu’il la lâche, c’est à ce moment-là, quand elle essaya de se débattre que l’homme l’étrangla de toutes ses forces jusqu’à ce qu’elle décède.

Le photographe était horrifié de voir cette mise à mort, il était littéralement pétrifié, son cœur battait à un rythme effréné. Il était d’autant plus choqué quand il remarqua que l’attitude du Dj était loin d’être mise à mal par la situation. Le corps d’Alice était traîné dans la cuisine pour être attaché sur une chaise. Péniblement, en grimpant à l’aide du bout de ses doigts pour voir à travers cette fenêtre trop haute, le paparazzi allait assister à une scène effroyable.

Muni d’un scalpel, Léo trancha le front de sa victime et découpa tout le contour de la tête pour arracher tant bien que mal le haut du crâne avec les cheveux. Devant une telle scène, le paparazzi ne put s’empêcher de vomir et s’éloigna un peu de la maison pour reprendre ses esprits. Paniqué, il ne savait pas quoi faire, il hésitait à appeler la police ou à continuer à photographier l’horreur. Au fond de lui, il avait toujours eu envie d’être un détective privé, un rêve de gosse qui n’avait jamais pu être réalisé. Il avait, devant lui, quelque chose d’incroyablement choquant et fascinant, cet homme médiatiquement connu et adulé était en fait un tueur sadique.

Après avoir retrouvé ses esprits, il s’approcha de nouveau de la fenêtre de la cuisine, il ne voyait plus le Dj, il restait le corps d’Alice, la cervelle exhibée et le sang dégoulinant sur son visage. Avec prudence et peur, il fit le tour de la villa pour retrouver Léo. Passant devant le salon et l’une des chambres, il ne le trouvait pas. Il commença à réaliser qu’il pouvait se retrouver nez à nez avec lui dans le jardin et devenir une potentielle victime. Il s’éloigna rapidement de la propriété pour se cacher derrière un arbre, appareil photo à la main, il observait avec sécurité la maison de l’horreur. Sortant de la salle de bain, arrivant dans le salon, il le vit avec, sur sa tête, les cheveux d’Alice, encore ensanglantés. Le photographe décida de partir d’ici pour commencer une enquête en solitaire.

Dans son appartement, devant son ordinateur, le paparazzi regarda les photos de cette nuit tragique, les images étaient insoutenables, il avait, devant lui, des preuves indéniables que, derrière la star, se cachait un psychopathe. Du contenu suffisant pour le mettre en prison, sauf que le photographe n’en avait pas fini avec lui et avait l’intuition qu’il y avait eu d’autres victimes. Sans en parler à quiconque, il repartit en direction de la villa du Dj pour observer ses faits et gestes.

Garé discrètement dans un petit chemin à une centaine de mètres de la maison, il s’approcha du portail qui s’ouvrit au même moment avec la Ferrari qui s’avança, il se jeta immédiatement dans un fossé pour se cacher. Léo n’avait pas vu le paparazzi et accéléra à fond en faisant raisonner le moteur de sa décapotable dans toute la vallée, la voiture disparut rapidement du paysage. Le photographe profita de cette chance pour s’infiltrer dans la propriété. Une ambiance pesante s’y dégageait.

Il essaya d’entrer dans la villa en poussant toutes les portes et fenêtres mais tout était bien fermé. Un peu plus loin, à côté de la piscine se trouvait une sorte de débarras, il entra à l’intérieur et découvrit des outils de jardinage, une tondeuse, des bottes, enfin tout le kit nécessaire du bon jardinier, avec une quantité impressionnante de sacs de chaux qui l’interpella. Sous ses pieds, il y avait une plaque en fer avec un levier, de toutes ses forces, il tira pour lever la plaque et découvrit un escalier qui descendait dans la pénombre. Il récupéra une lampe torche trouvée dans le débarras et s’engouffra six pieds sous terre. Il arriva dans une galerie souterraine très étroite, la température était glaciale, il s’avança avec prudence dans cet endroit à l’odeur nauséabonde.

Au loin, illuminée par sa lampe, une porte fermée, il la poussa et entra dans une pièce avec plusieurs grands congélateurs en marche, il ouvrit au hasard l’un d’eux et découvrit en hurlant un cadavre humain congelé, il n’osait plus ouvrir les autres congélateurs et continua à avancer. Un escalier se présenta à lui, il monta pour sortir de la cave et pénétra avec étonnement dans la villa. Dans la cuisine, le cadavre d’Alice avait disparu, le photographe improvisait une perquisition amateur. En ouvrant l’armoire à vêtements, il découvrit des dizaines de perruques différentes avec la peau du crane encore présente, la jeune femme d’hier n’était donc pas la première victime. Au même moment, après cette effroyable découverte, il entendit la porte d’entrée s’ouvrir, le Dj était de retour.

Paniqué, il n’avait d’autres choix que de se glisser sous le lit pour se cacher. Sans se douter d’une autre présence, Léo se déshabilla et déambulait nu à son domicile. Assis devant son ordinateur connecté à sa grande télévision à écran plat, il visionna son ébat sexuel avec Alice qu’il avait filmé discrètement en caméra cachée la veille au soir. Il commença à prendre du plaisir et se masturba devant ses performances avec son égérie sexuelle d’un soir en plein orgasme avant sa terrible exécution. Son érection était encore plus dure quand vint le moment où Alice fut étranglée, ses derniers cris de souffrance le firent éjaculer immédiatement. Sur son ordinateur, il préleva la bande sonore de la scène où l’on entendait les cris de jouissance et de mort pour les inclure dans une musique dance. Il fit des essais d’incrustation pour un nouveau mix. Sous le lit, le photographe entendait toute la scène. Les heures passèrent et il était toujours séquestré dans une position très inconfortable. Il n’y eut plus de musique, plus de bruit, Léo s’était endormi sur le canapé. Théo, sans savoir ce qu’il se passait, n’osait toujours pas sortir de sa cachette. Il y resta jusqu’à la fin de la journée, jusqu’à ce que le Dj sorte de chez lui. En courant, il repassa par la cave et s’échappa de la villa.

Dans son appartement, le photographe s’interrogea sur le but final de ses investigations, à quoi bon continuer à faire cavalier seul quand, face à lui, un psychopathe en liberté s’apprêtait à tout moment à exécuter d’autres femmes, la non-assistance à personne en danger était bien réelle. Les jours passèrent et, comme traumatisé, Théo ne sortait plus de chez lui, cloîtré devant la télévision, une solitude qui ne l’aidait pas à sortir de son mutisme angoissant.

Un soir, en zappant de chaîne en chaîne, il tomba sur une émission people dédiée à la star montante du moment, Dj Bello XxX. Ce portrait flatteur du tueur le rendit mal à l’aise, il était affublé, tout le long du reportage retraçant sa carrière, de perruques différentes et les critiques musicales s’extasiaient du parti pris d’incruster des sons de jouissance et de cris féminins. D’ailleurs l’intervieweur lui demanda d’où provenaient ces sons, lui, calme et souriant, répondit avoir beaucoup de femmes qui l’aidaient pour ça.

Quelques jours plus tard, la file d’attente devant le Poggio Diana était interminable, comme d’habitude pour un samedi soir, Dj Bello XxX aux platines enflammait la soirée. Le paparazzi, au bras d’une belle femme qu’il avait payé pour pouvoir rentrer dans la discothèque, observait, au plus près, la star psychopathe. Devant lui, au moins une centaines de femmes, hystériques, groupies hurlant son nom. Il était habillé d’un déguisement de Superman, affublé d’une perruque blonde, le photographe reconnut immédiatement les cheveux d’Alice.

Il n’y avait pas que ce détail qui lui rappelait la jeune victime, les cris qu’il entendit dans la musique lui mit la chair de poule, immédiatement il eut les images lui remontant à l’esprit, celles de cette mort vocale. Il revit cette scène pendant laquelle Alice était étranglée sauvagement. Mal à l’aise de revoir tout ça, il partit s’asseoir au bar et observa la prestation du Dj au loin. La soirée se termina à l’aube, le cauchemar se répéta avec une jeune femme sélectionnée par Léo. Heureuse de terminer la soirée avec la star, elle l’embrassa follement. De loin, le paparazzi vit une nouvelle victime partir pour un long calvaire.

A bord de la Ferrari, surexcitée, Elena fit une fellation au Dj pendant qu’il conduisait en direction de la villa, la température était très chaude à l’intérieur, l’alcool aidant, elle était complètement désinhibée. Derrière eux, le paparazzi les suivait discrètement, l’histoire se répétait et le photographe savait qu’il aurait un rôle à jouer ce soir. La voiture de luxe pénétra dans la propriété et le couple s’empressa d’entrer à l’intérieur pour continuer les hostilités.

Derrière la baie vitrée du salon, Théo observa qu’ils n’avaient pas perdu de temps, le canapé était déjà imbibé de sécrétions vaginales. Il se précipita vers la petite maison de la piscine pour accéder à la cave, en courant il la traversa pour arriver devant la porte donnant accès à la villa, impossible de la pousser, cette fois elle était verrouillée. Sachant que le temps était compté, il ressortit immédiatement de la cave en prenant une massue dans le débarras. Dans le jardin, en s’approchant de la villa, il entendit les hurlements d’Elena, il se précipita devant la vitre du salon et vit que le Dj était en train de l’étrangler. Sans hésiter, il défonça la baie vitrée à coups de massue et entra à l’intérieur de la villa.

Sans avoir pu finir son acte, pris par surprise, l’homme fut menacé par le photographe qui demanda à la jeune femme de venir avec lui, nue, choquée, elle s’avança vers lui. Tout en gardant en joue le tueur, Théo ordonna à Elena de sortir de la propriété et de l’attendre dehors pour la mettre en sécurité, elle se précipita pour s’échapper. Face à ce tueur qu’il avait tant observé, le photographe jubilait, sans arme le Dj ne pouvait rien faire, Théo prenait un malin plaisir à l’intimider en frappant à plusieurs reprises sur le mobilier de la villa, éclatant les miroirs en mille morceaux. Pris de pulsions violentes, dans l’âme du justicier, il le menaçait avec sa massue, l’intimidait, jouait avec lui.

Reculant au fur et à mesure que le paparazzi s’approchait de lui, Léo était bloqué contre le mur, pris au piège, lui-même en position de victime. Théo s’approcha et brandit son arme, immédiatement, Léo, avec un cri guerrier, le poussa violemment à terre, surpris de ce revirement et déstabilisé, il perdit la main dans ce duel, le Dj avait récupéré la massue. Sans sommation et sans hésiter, il fracassa le crane du photographe à plusieurs reprises.

Courant à travers cette route montagneuse, dans l’obscurité la plus totale, Elena avançait en pleurs, paniquée, sans savoir quoi faire, nue, elle n’avait aucune affaire sur elle, pas de téléphone pour appeler les secours. Il n’y avait strictement aucune habitation dans les alentours, juste une route déserte et silencieuse. Depuis déjà une dizaine de minutes, elle marchait en direction d’un village annoncé par un panneau à deux kilomètres, elle redoublait d’efforts et courait encore plus vite pour trouver de l’aide.

Elle entendit au loin le bruit d’une voiture qui arrivait, derrière elle, les phares puissants d’une voiture illuminaient les versants de la montagne et se dirigeaient vers elle. Pour stopper le véhicule, elle se mit en plein milieu de la route et fit de grands signes. Sur cette ligne droite, face à la voiture, Elena cria pour qu’elle s’arrête mais bien au contraire, la voiture accéléra et fonça sur elle en l’écrasant, la femme fut projetée une dizaine de mètres plus loin. La Ferrari s’arrêta et le Dj descendit pour traîner le corps jusqu’au coffre de sa voiture puis disparut dans la nuit.

Malgré cette énième disparition, le succès du DJ était toujours au rendez-vous et il devint même le plus gros vendeur de disques en Italie grâce à sa dernière compilation « Donna Che Amo » qui voulait dire « Femmes que j’aime ».