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College John Gaven

Collège abandonné dans le nord-ouest de l'Italie.

Construit au milieu du XIXe siècle, ce collège imposant, perdu dans la montagne italienne, est abandonné depuis les années 80. A l’époque, une jeune élève a commencé à y développer ses talents d’artiste pendant les cours d’arts plastiques, quelques années plus tard elle était devenue une star mondiale. Giulia Bellini doit sa renommée à l’originalité de ses œuvres. Son art contemporain se résume grossièrement à utiliser ses règles périodiques comme peinture.

Très abstrait, chacune de ses règles représente une composante subtile de la vie. A la fois critique acerbe et polémique, chaque tableau composé de son sang se veut surtout libérateur de la cause féminine.

Exposée dans les galeries du monde entier, son succès lui apporte gloire, reconnaissance et argent. Le revers de cette popularité est la demande accrue de nouveaux tableaux. Pour produire encore plus d’œuvres, elle va alors payer d’autres femmes pour récupérer leurs règles périodiques dans des bocaux. Un subterfuge qui va durer trois ans jusqu’au jour où une des femmes donatrices va dénoncer publiquement que Giulia Bellini utilise le sang appartenant à d’autres personnes. Scandale et décadence, Madame Bellini traversa alors une période de désert difficile.

Elle quitta l’Italie pour vivre au Sénégal, pour se faire oublier du monde artistique qu’elle a tant déçu. En 2001, à l’occasion du 10ème anniversaire de sa première œuvre « Jouissance », elle fut exposée dans une galerie à Rome. Comme un pardon à l’artiste, elle revint dans la lumière et commença à retrouver le succès d’antan.

Les commandes d’œuvres furent alors de plus en plus nombreuses et Giulia recommença à ne plus pouvoir les honorer avec ses règles mensuelles. Pour ne pas répéter son erreur d’acheter le sang des autres femmes, elle commença à se mutiler le vagin avec un cutter pour se faire saigner. De la souffrance pour exister, de la souffrance pour créer, Giulia n’avait qu’une obsession, la réussite et oublia toute douleur physique.

Au fil des mois et des coups de cutter, son vagin fut totalement déchiqueté et les douleurs furent intenses et constantes. Elle prit conscience de la gravité de la situation et décida de réaliser son dernier tableau.

Les derniers coups de cutters furent d’une extrême violence tant Giulia voulut tourner le plus rapidement la page de cet art qui l’avait détruite. Fatale, une hémorragie interne lui coûta la vie, elle n’eut jamais fini sa dernière œuvre. Son dernier tableau fut aspergé du sang de sa mort. Il fut vendu non signé quelques temps plus tard aux enchères pour 8 millions de dollars à un galeriste de New York. Cette dernière œuvre fut sobrement intitulée « Hémorragie ».

Ce récit est une oeuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

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Voici 3 œuvres de Giulia Bellini, « Espoir », « Naissance » et la dernière qui a causé sa mort « Hémorragie » :

Construit au milieu du XIXe siècle, ce collège imposant, perdu dans la montagne italienne, est abandonné depuis les anné…

Posted by Urbex Session : An Abandoned World on mercredi 20 mai 2015