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Chateau Eva Coo

Le château Eva Coo fut utilisé pendant des années en tant que colonie de vacances et ce jusqu’en 2008, date de sa désaffectation. Les gens du village le surnomment le château du pervers en rapport avec un des enfants qui est venu ici en vacances pendant trois étés. Qu’a fait Remy, cet adolescent introverti, solitaire pour avoir une telle réputation? Rien ne le prédisposait à une qualification de pervers. On peut dire de lui qu’il fut une sorte de martyrs du porno, à l’éducation sexuelle biaisée à cause d’un sujet beaucoup trop tabou pour son entourage. Dès son enfance, Remy était en surpoids, à l’école les filles se moquaient de lui et les garçons le frappaient pour s’amuser, un calvaire quotidien qui devenait au fil du temps un réel traumatisme. Il ne pouvait même pas compter sur une compassion familiale, ses parents le rejettaient en le faisant passer comme leur premier essai raté. Toute leur bienveillance était donnée aux deux frères cadets, plus beaux et minces. Son surpoids faisait de lui un indésirable condamné à n’être jamais intégré. L’adolescence pour lui fut une épreuve difficile, sa montée d’hormones et sa libido naissante donnèrent naissance à une frustration encore plus grande. Autour de lui son monde évoluait, les personnes de son âge draguaient, échangaient leurs premiers baisers, naissaient les premières histoires d’amour jusqu’au premier acte sexuel. C’est à ce moment là que Remy commença à consulter les sites pornographiques avec les premières giclées de sperme sur le clavier et une souris bien trop humide témoignant d’une forte excitation. Un passage à l’âge adulte avec un dépucelage 2.0.

Au fil du temps, sa vie sexuelle devint plus conséquente que son entourage, black, asiatique, femme âgée, lesbienne, trio, gang bang, secrétaire, autostoppeuse, sans bouger devant son ordinateur, les fantasmes de Remy étaient tous exaucés avec sa main droite toujours vaillante. Des masturbations quotidiennes, addictives, maladives. Quand il croisait dans la rue une femme qui lui plaisait, il avait l’envie et le besoin pressant de chercher un profil qui lui ressemblait dans un site porno pour pouvoir se soulager. Totalement déconnecté de la réalité, Remy était en marge de la société, à peine majeur, sans avenir et au chômage, il vivait toujours dans sa chambre au plus grand regret de ses parents qui le pressaient à trouver une solution et à partir du foyer. Des avertissements que l’homme ne prit jamais en compte, l’esprit trop occupé dans son épanouissement sexuel. D’ailleurs Remy était passé un cran au dessus dans la perversion, las de son écran d’ordinateur, il ressentit ce besoin de voir le sexe en dehors de la sphère internet. Sa propre mère fut sa première proie, avec ce nouveau rituel de l’observer discrètement sous la douche à travers le trou de la serrure, de la deviner nue sous son rideau, se caresser la peau, les seins et se masturber en même temps, il était totalement sans repère et cette femme n’était plus qu’une paire de seins avec un vagin, loin de toute considération familiale, loin de percevoir sa génitrice.

Ce besoin de passer à l’acte avec une femme était si fort qu’il imaginait de multiples stratagèmes pour réussir à éjaculer dans un orifice. Des plans évidemment calqués sur les nombreuses vidéos pornographiques qu’il avait regardées. C’est comme ça que Remy avait réussi à se faire embaucher en tant que plombier espérant tomber sur des femmes seules, excitées de le voir s’allonger au sol dans sa salopette. Un cliché porno loin d’une réalité beaucoup plus terre à terre avec des femmes furieuses du prix du devis et loin d’être ouvertes à lui offrir le moindre café ni à engager un brin de conversation. Il démissionna et réfléchit à un nouveau plan plus fructueux. Sa future vocation, livreur de pizzas, grâce à une série pornographique mettant en scène des livreurs arrivant aux domiciles des femmes seules avec leur pénis transperçant la pizza à travers la boite en carton et donnant des situations sexuelles à base de tomate et de mozzarella. Des situations ridicules et bien trop grotesques que Remy essayait de reproduire comme il pouvait. Lors de sa première livraison, au volant de son scooter, stressé à l’idée de rencontrer sa première cliente se prénommant Anais, il espérait réussir la mise en scène. Devant le domicile de la cliente, avant de sonner à sa porte, il se rendit compte qu’il n’avait aucun outil tranchant pour faire un trou dans la boite et dans la pizza pour y insérer son sexe. A l’aide d’un bâton, péniblement, il essaya de faire un trou mais il fit tomber la pizza à plusieurs reprises, c’était un véritable massacre, la porte blanche de la maison fut maculée de sauce tomate et Anais, entendant du bruit à l’extérieur, découvrit en ouvrant la porte un homme obèse nu essayant de pénétrer une pizza en mauvais état. Sous ses hurlements, Remy s’enfuit avec son scooter mais fut intercepté par la police peu de temps après pour exhibition. Une garde à vue et une plainte qui lui coûta 6 mois de prison avec sursis. La réalité était beaucoup plus sévère que son monde sexuel virtuel. Un véritable coup d’arrêt dans son optique de se dépuceler réellement. Le climat familial était encore plus lourd depuis sa condamnation et Remy fut la risée de tout son quartier, la honte de trop pour sa famille. Ils le menacèrent de trouver un travail au plus vite avant d’être mis à la porte, un sursis d’un mois.

Un mois qu’il ne passa pas sur les sites de petites annonces, du pôle emploi mais toujours sur les mêmes sites pornographiques exhibant des prothèses siliconées de plus en plus extravagantes. Son nouveau fantasme naquit d’un film x mettant en scène des accidents de voiture en pleine campagne, en plein désert où les deux protagonistes couchent ensemble pour attendre la dépanneuse. Il n’en fallait pas plus pour Remy pour établir un énième plan sexuel. Empruntant la voiture de son père en prétextant chercher du travail, il arpentait les petites routes de campagne pour trouver une belle femme au volant pour la percuter volontairement. Des heures et des kilomètres durant lesquels il croisait, dans son plus grand désarroi, des mamies, des paysans mais jamais une potentielle victime. C’est en fin de journée qu’il croisa une jeune femme au volant d’une twingo rouge, il fit immédiatement demi tour et la suivit en attendant le bon moment pour provoquer l’accident. Dans une longue ligne droite, il la dépassa et se rabattit immédiatement en faisant une queue de poisson, la victime pila immédiatement et sa voiture percuta violemment un arbre pour s’écraser ensuite dans un fossé. Remy sortit de sa voiture et découvrit que la femme était décédée, un énième plan en échec mais qui causa cette fois une victime. Paniqué à l’idée d’être impliqué dans cette mort, il fuit immédiatement laissant le cadavre et la voiture accidentée sans avertir les secours.

Cet événement aurait pu calmer les ardeurs de Remy une fois pour toute mais guidé par son sexe, il n’avait de cesse de chercher la solution pour se dépuceler coûte que coûte. Une spirale infernale qui prit fin quand il fut intercepté une nouvelle fois par la police après avoir été pris en flagrant délit dans les wc publics d’une aire d’autoroute en ayant essayé de transformer le lieu en backroom en aménageant un trou dans une cloison pour y laisser passer son sexe dans les toilettes des filles pour qu’elles puissent en disposer. Le tribunal le condamna cette fois à 6 mois ferme avec une obligation de soin. Finalement, un des seuls scénarios pornographiques que Remy n’avait jamais imaginé fut celui de la prison. Dans sa cellule, ses 2 codétenus passèrent leur temps à le sodomiser violemment. Nu à quatre pattes sur le sol, caressant le carrelage blanc avec son bide, Remy fut enfin dépucelé. Une histoire qui eut un dénouement heureux pour cet homme qui était tellement ignoré jusqu’à présent.

  • Alexis Desbois

    n chateau joli mais l’histoire du mec vraiment glauque :/