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Aquarium John Eric Armstrong

Aquarium John Eric Armstrong | urbexsession.com/aquarium-john-eric-armstrong | Urbex France

La découverte de cet aquarium abandonné eut lieu grâce à un article de journal parlant de sa désaffectation. Un cursus malheureusement classique a mené l’endroit à la faillite, il y a maintenant une dizaine d’années. Visiter un aquarium abandonné est quelque chose de véritablement atypique, une expérience unique. Le journaliste avait réanimé la mémoire du lieu pour parler d’un fait divers qui avait bouleversé l’aquarium à l’époque.




Monique était une employée polyvalente depuis la création du parc, elle était à la fois hôtesse de caisse, animatrice de groupe et s’occupait de l’entretien, une vraie passionnée. Sa vie professionnelle contrebalançait avec sa vie intime, un véritable calvaire qui avait commencé en 1992. A cette date là, le mari de Monique eut un terrible accident de voiture sur l’autoroute qui, par chance, ne l’avait pas tué, un miraculé. Il ne s’en sortit pas indemne, Eric fut amputé des deux jambes, un cauchemar, lui qui a toujours eu une vie active avec son travail de chef d’entreprise, jusqu’à maintenant tout lui réussissait, il gagnait beaucoup d’argent et s’était construit une magnifique maison. Ce bouleversement mit fin à une idylle jusqu’ici sans encombre. Après 22 ans de mariage, on aurait pu s’attendre à ce que Monique ait un minimum d’empathie face à l’invalidité de son mari, il en fut tout autre. Elle n’a jamais eu un seul instant pitié d’Eric, sa seule préoccupation était d’imaginer comment elle allait pouvoir continuer à vivre avec une charge si importante. Totalement désemparée, Monique imagina rapidement divorcer mais la perte financière et patrimoniale d’un tel acte la freina dans son ambition. Evidemment, au quotidien Eric ressentait ce rejet et même ce dégoût, il n’avait pas besoin de cet handicap supplémentaire mais faisait avec, lui n’avait aucune envie de se séparer d’elle par peur de ne jamais retrouver quelqu’un à cause de sa nouvelle condition. Son envie d’être père était sa motivation principale qui l’encourageait à endurer cette situation.

Au travail, Monique n’était plus la même, totalement préoccupée par son mari, sa collège et meilleure amie essayait tant bien que mal de la raisonner, de lui faire comprendre qu’il était important de ne pas le laisser tomber et de faire le nécessaire pour qu’il surmonte ce mal être. Mais aucun conseil ne pouvait la raisonner, il fallait absolument qu’elle retrouve sa liberté. Elle ne le touchait plus, tout juste elle lui faisait encore à manger, du congelé et des yaourts. Inconsciemment, Monique se conduisait ainsi pour qu’Eric soit en lourde dépression et mette fin à ses jours, ce qui lui permettrait de toucher l’héritage dans son intégralité. Mais son mari avait un fort caractère et ne se laissait pas aller, il continuait même derrière son ordinateur à travailler pour son entreprise, il retrouvait petit à petit une légitimité à vivre. Un jour, Françoise, l’amie de Monique lui conseilla de divorcer pour arrêter cette situation trop pesante à vivre. Monique lui expliqua qu’elle ne pouvait pas, elle perdrait tout financièrement à demander le divorce et son mari n’avait vraisemblablement aucun projet dans ce sens. Au fond d’elle, l’idée de l’empoisonner ou de le tuer d’une autre façon serait la solution la plus rapide, mais la peur d’aller en prison était trop forte pour franchir le pas. Avec le temps, c’est elle qui commença à prendre des anti-dépresseurs, l’idée de vivre avec lui toute la vie était un poison psychologique. Françoise la voyait dépérir sans qu’elle ne puisse l’aider. Elle lui proposa sans le penser qu’elle n’avait qu’à faire la folle pour effrayer son mari afin qu’il demande le divorce. Une idée loin d’être mauvaise pour Monique, un coup de génie même, jouer la folle pour que son mari demande le divorce était quelque chose de théoriquement facile. Elle s’exécuta rapidement une fois de retour au domicile. Elle lui parla dans un dialecte inconnu en inventant des mots, elle rigolait régulièrement pour rien. Son mari interloqué imaginait que c’était des effets secondaires liés aux anti-dépresseurs. Chaque jour, Monique montait d’un degré sa folie fictive. Une imagination sans limite, elle n’hésitait pas à déraper dans le répugnant comme un soir durant lequel elle servit à son mari une casserole de ses excréments. Sans retenue, elle alla même jusqu’à en manger devant lui. Un comportement infâme qui lui fit appeler le médecin d’urgence. Toujours dans son rôle de folle, elle raconta au docteur qu’elle souhaitait manger quotidiennement ses excréments car elle ne faisait plus confiance aux supermarchés. Un discours totalement incompréhensible qui lui coûta une nouvelle ordonnance avec d’autres anxiolytiques.

L’occasion de retourner au travail lui permettait de reprendre une vie normale, elle s’amusait même à raconter ses mises en scène à Françoise qui était totalement écœurée d’un tel stratagème. En pleine nuit, vers trois heures du matin, elle s’amusa à hurler et jouer la somnambule en se comportant comme un chien, marchant à quatre pattes et urinant sur le canapé. Eric était profondément choqué mais restait déterminé à lui venir en aide pour la sortir de son état. Loin de lui l’idée de la quitter, il passait son temps à lire des livres traitant de la déviance et des troubles psychologiques. Des semaines que cette situation perdurait et Françoise voyait que son amie perdait totalement les pédales. Derrière sa caisse et devant les clients, elle rigolait pour un rien et hurlait des choses invraisemblables, ça lui arrivait même de faire peur aux enfants en leur disant qu’ils allaient être balancés dans l’aquarium du requin pour être dévorés. Des dérapages qui furent immédiatement sanctionnés avec des avertissements. Voyant que tous ses efforts n’apportaient aucun résultat, elle imagina lui faire véritablement peur en simulant un état de possession. Devant le miroir, elle se coupa les cheveux n’importe comment, installa de fausses boules de sang dans sa bouche puis se mit à crier une fois allongée dans la baignoire. Elle éclata les boules laissant apparaître une bouche imbibée de sang et se mit à crier que le démon la possédait et qu’elle allait tuer tout le monde. Totalement paniqué, Eric ferma la porte de la salle de bain à clé et appela de toute urgence un exorciste. Trois heures plus tard, venu de loin, le prêtre débarqua dans la salle de bain pour l’exorciser de ses démons. Après un entretien, il s’aperçut très vite de la supercherie et mit en garde Eric que sa femme faisait semblant d’être possédée. Il prit la décision d’emmener dès la première heure sa femme aux urgences psychiatriques. Là bas, Monique interpréta mieux son rôle de folle et se frappa la tête à plusieurs reprises contre les murs en hurlant que les extraterrestres voulaient la violer. Un comportement qui la conduisît à l’internement. Sans se démonter, elle accepta de se laisser enfermer.

Dans sa tête, elle avait l’ambition de rester le plus longtemps possible pour que son mari se rende compte que son état était irrécupérable. Son divorce, elle le voulait plus que tout. Pour que les médecins n’aient aucun doute, elle accepta les traitements proposés et même les électrochocs, rien ne lui faisait peur. Elle s’habituait dangereusement à son nouveau cadre de vie, à se lier d’amitié avec des personnes instables, elle était même devenue dépendante aux médicaments, sans s’en apercevoir, elle était entrée dans une spirale infernale. Régulièrement, son mari venait lui rendre visite en lui apportant des fleurs, systématiquement, elle les mangeait devant lui. Totalement désemparé, Eric ne savait plus quoi faire, le destin s’acharnait contre lui. Après des mois d’hospitalisation, le médecin psychiatre décida de faire sortir Monique de l’asile pour qu’elle puisse se réadapter au monde extérieur. A son entrée, elle jouait la démente, à sa sortie, elle l’était devenue. Son retour à l’aquarium lui fut fatal. En pleine visite guidée d’une sortie scolaire, Monique racontait n’importe quoi devant la stupeur des professeurs. A un moment, devant le bassin des sandres, elle se mit à sauter dedans pour en attraper un et dévorer le poisson carnassier. Immédiatement, les hurlements des enfants créèrent un grand mouvement de foule. Monique rigolait à gorge déployée et se mit à courir en racontant qu’elle allait chasser le requin. En escaladant la structure sous les cris de la foule, elle se mit à sauter dedans et se fit dévorer en quelques secondes. Passé le traumatisme, Eric apprit à travers Françoise les intentions véritables de sa femme décédée. Au début, il ne pouvait pas croire à un tel stratagème mais avec le temps et le recul, il finit par accepter l’inacceptable. Un an après, l’aquarium ferma définitivement ses portes à cause de problèmes financiers, quant à Eric, resté veuf, il consacra sa vie à sa nouvelle passion, les requins.

Nous ne communiquons pas l'adresse de ce lieu pour des raisons évidentes de sécurité et n'encourageons pas à l'explorer par vos propres moyens. De nombreux cas d'accidents graves et mortels sont à déplorer dans les lieux abandonnés, merci de consulter cette page d'information : http://urbexsession.com/lieux-desaffectes-danger. Abstenez vous de nous demander l'adresse par message privé ou dans les commentaires, il n'y aura aucune réponse de notre part, merci de votre compréhension.

 

 

Exploration insolite et atypique d’un aquarium abandonné. #urbexfrance #urbex #aquarium #explorationurbaine

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  • Anne

    Ouahhhhhh! Superbes photos et superbe lieu ! Félicitations!

    • Merci Anne 😉 Un superbe lieu en effet ! Inoubliable !

  • C’est sérieux l’histoire de Monique ? Parce que c’est tellement fou et grotesque qu’on dirait une gigantesque blague (de mauvais goût, certes, mais blague quand même)…
    Très chouettes photos sinon, j’ai beaucoup aimé parcourir ce vieil aquarium à travers tes clichés. Et puis, cette baleine coupée en deux à l’entrée du parc, ça annonce clairement la couleur : oui, cet endroit est un brin glauque, bonne visite les enfants, ahah.